Pour beaucoup d'entre nous le choix de François Hollande a été un second choix, celui du "dégagement" de Sarkozy. Que le nouveau président ne compte pas sur nous pour cautionner une politique qui consiste à rapatrier les troupes d'Afghanistan pour les envoyer en Syrie. Pas de blanc seing. Nous sommes des français civiques et non des arabes de service.
La victoire de la Gauche, cela dit, est-elle un espoir pour les musulmans et les minorités en général ? La Gauche dans son esprit originel, oui… mais au sein de l’actuel Parti Socialiste, j’en doute fort.
Il y a plusieurs explications à la présence de ces drapeaux place de la Bastille. On peut estimer que c’est l’expression d’une revanche contre la présidence de Sarkozy et contre ses discours stigmatisant les gens d’origine arabe ou « d’apparence musulmane ».
Que pouvait-on attendre d'autre de la part de l’aboyeuse en chef de l’UMP, bête et méchante, qui déclarait les jeunes français d’origine maghrébine inaptes à l’intégration pour… "port de casquette à l’envers" ! Sa double inaptitude à accepter la défaite et à vivre dans une France plurielle est, elle, en revanche bien réelle et terriblement handicapante !
Autre président, autre manière plus responsable d’habiter la fonction suprême, François Hollande, qui rayonne d’une joie empreinte de gravité, se retrousse les manches dès aujourd’hui pour s’atteler à la "tâche immense" qui l’attend, sans aucun break d’une rare indécence que la République ne saurait plus tolérer.
Veni, vidi, mais achoppant lourdement sur vici, le règne sans partage de Nicolas Sarkozy s’est consumé dans le brasier de ses échecs cuisants, de ses graves manquements éthiques, et d’une stratégie de la stigmatisation anti-républicaine, qui fut érigée en point d’orgue de son mandat incendiaire.
Quelques jours après le premier tour de la présidentielle française, voilà que le traditionnel bouc émissaire refait surface : cet autre, venu d’un autre rivage, pratiquant une autre religion.
Voir le gaullisme courir après le lepénisme est une insulte à la mémoire de la France.
Céheu et Souhil reviennent à leur manière sur le parcours de François Hollande.
Saviez-vous que l’oligarque qui nous dirige, et qui croit tout savoir, sait pertinemment qu’il ne sait rien, et pire encore, ignore que nous savons tout de lui ?
Abus de pouvoir. Pour demeurer à l'Elysée, Nicolas Sarkozy ressort la carte de l'islamophobie afin d'attirer les électeurs du Front national. Plus qu'une tactique conjoncturelle, la stigmatisation des musulmans fait partie intégrante de la politique pratiquée depuis cinq ans par le président sortant. Illustration.
Mais, si la droite a désormais ouvert la chasse aux musulmans, on ne peut absoudre les médias et la gauche, y compris intellectuelle, pour la manière dont ils ont préparé le terrain depuis de longues années, en rejoignant les thèmes de l’extrême droite, au nom d’un soi-disant combat pour la laïcité, cache-sexe d’une xénophobie qui n’ose dire son nom.
L'idéologie nationaliste que nous propose d'embrasser Albert et qu'il justifie, comme tous ses contradicteurs y compris l'auteur de ces lignes sur une position théologique islamique, mérite qu'on s'y arrête un instant.
Nicolas Sarkozy a invité, dimanche 22 avril, les "patriotes" à le rejoindre dans la perspective du second tour de l'élection présidentielle. Un appel "diviseur" en ce qu'il suppose a contrario que ceux qui ne le rejoindront pas seront des non patriotes. Mais les patriotes de Nicolas Sarkozy ne sont pas ceux que l'on croit, comme en témoigne la chronique "coup de poing de René Naba" sur Oumma TV.
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