Vendredi 18 mai 2012
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Vivre sereinement sa foi en France

Au programme d’OummaTV, Jean Abd-al-Wadoud Gouraud évoque quelques principes à respecter pour vivre sereinement sa foi en France. Les musulmans peuvent témoigner de la présence de Dieu en eux-mêmes sans prosélytisme, et sans idéologiser la foi, tout en conservant la dimension sacré de leur spiritualité. Enseignant à la Grande Mosquée de Lyon, Jean Abd-al-Wadoud Gouraud a traduit et annoté le "Livre de la Science" et les "Piliers de la foi musulmane" d’Al Ghazali aux éditions Albouraq.

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Commentaires

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Bravo Gouraud !

L’essentiel est bien de témoigner de notre foi et du message de Dieu, différent de ceux des hommes.

Les écueils sont bien le prosélytisme, l’idéologie, l’ostentation. Il ne s’agit pas de demander aux musulmans d’être des tièdes mais de faire preuve d’intelligence.

Si les mosquées sont réservées aux hommes pourquoi les femmes se préoccuperaient elles d’élever des mosquées ?

Si les hommes s’habillent en France à l’"occidentale", pourquoi les femmes seraient-elles tenues de se voiler ?

L’islam reconnaît certes la différence des sexes mais aussi l’égalité de l’homme et de la femme. Tout culte qui ne la reconnaît pas est problématique tout comme son témoignage.

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Les femmes se préoccupent d’élever des mosquées parce qu’elle tiennent à ce que les hommes puissent y prier ensemble (avec les femmes si elles le désirent) comme le recommande leur religion.

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Faut-il rappeler que l’expression messages des hommes différent du Message de Dieu signifie messages pluriels des êtres masculins et féminins.

Les femmes sont invitées à témoigner de leur foi y compris dans les mosquées nous dit le Coran et la sunna du Prophète même si un message de la gent masculine ambiante dit que ce n’est que facultatif.

Dans les mosquées, 50% de la communauté serait-elle absente et sans voix ? Hommes et femmes se prosternent devant le même Dieu, ils reçoivent un enseignement qui pourrait être mixte et interactif ( ?) sous le regard de Dieu.

On oppose volontiers les mosquées et les salles de prière peuplées d’hommes en islam et les églises peuplées d’une majorité de femmes dans les églises catholiques. C’est étonnant en présence de la même parole de Dieu même si le Message a été transmis par différents prophètes.

Les communautés vivent autrement leur foi. La bonne question est bien celle de Gouraud : comment hommes et femmes pourraient-ils la vivre sereinement en France ?

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"Les femmes se préoccupent d’élever des mosquées parce qu’elle tiennent à ce que les hommes puissent y prier ensemble (avec les femmes si elles le désirent) comme le recommande leur religion."

Mais séparément...

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Quand on mène une vie sereine, sa foi est sereine. Mais la foi ne garantit pas la sérénité car on peut être confronté de vraies difficultés pour vivre.

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Liliane Bénard dit :"On oppose volontiers les mosquées et les salles de prière peuplées d’hommes en islam et les églises peuplées d’une majorité de femmes dans les églises catholiques"

Je pense qu’il n’y a pas de symétrie (et donc de comparaison) entre ces deux faits avérés. Les églises sont majoritairement peuplées de femmes, et l’on toujours plus ou moins été depuis pas mal de temps, mais c’est sans doute parce que les hommes avaient et ont tendance à penser que les "bondieuseries" étaient le fait des femmes. Les idées rationalistes, athées, républicaines voire anticléricales ont eu plus d’écho dans la population masculine pour des raisons de structures familiales, sociales et culturelles, mais aussi peut-être en raison d’une plus grande perception de la spiritualité chez les femmes par opposition au matérialisme plus masculin.

A l’opposé, dans les villages et les paroisses des villes, il y avait toujours une cohorte de femmes appelées "grenouilles de bénitiers (sic)", qui formaient la "garde rapprochée" des curés et s’érigeaient en défenseurs de la loi morale dans le secteur ! Et gare à la femme du village qui s’écartait de cette morale, ne serait-ce que par son physique, son attitude, ses vêtements ou même son affiliation !

Les hommes se contentaient souvent du service minimal, Noël, Pâques, Assomption, messes de mariages, de funérailles et des fêtes votives.

Bien entendu, les hommes revenaient en force à l’église lors des périodes de problèmes sérieux, calamités climatiques, épidémies, guerres etc. La pratique (plus que la foi réelle) reprenait de franches couleurs, en vertu du "on ne sait jamais".

Tout ça donne une grande relativité à la signification de la pratique religieuse.

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Oui elles ne se mélangent pas aux hommes, et alors ?.

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16 avril 2011

Oui elles ne se mélangent pas aux hommes, et alors ?.

Elles le devraient pourtant, et alors ?

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Liliane Bénard dit :"On oppose volontiers les mosquées et les salles de prière peuplées d’hommes en islam et les églises peuplées d’une majorité de femmes dans les églises catholiques"

Je pense qu’il n’y a pas de symétrie (et donc de comparaison) entre ces deux faits avérés. Les églises sont majoritairement peuplées de femmes, et l’on toujours plus ou moins été depuis pas mal de temps, mais c’est sans doute parce que les hommes avaient et ont tendance à penser que les "bondieuseries" étaient le fait des femmes. Les idées rationalistes, athées, républicaines voire anticléricales ont eu plus d’écho dans la population masculine pour des raisons de structures familiales, sociales et culturelles, mais aussi peut-être en raison d’une plus grande perception de la spiritualité chez les femmes par opposition au matérialisme plus masculin.

A l’opposé, dans les villages et les paroisses des villes, il y avait toujours une cohorte de femmes appelées "grenouilles de bénitiers (sic)", qui formaient la "garde rapprochée" des curés et s’érigeaient en défenseurs de la loi morale dans le secteur ! Et gare à la femme du village qui s’écartait de cette morale, ne serait-ce que par son physique, son attitude, ses vêtements ou même son affiliation !

Les hommes se contentaient souvent du service minimal, Noël, Pâques, Assomption, messes de mariages, de funérailles et des fêtes votives.

Bien entendu, les hommes revenaient en force à l’église lors des périodes de problèmes sérieux, calamités climatiques, épidémies, guerres etc. La pratique (plus que la foi réelle) reprenait de franches couleurs, en vertu du "on ne sait jamais".

Tout ça donne une grande relativité à la signification de la pratique religieuse.

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"Vivre sereinement sa foi en France"

On ne parle pas souvent d’un problème qui est évoqué dans le récent rapport du Haut Comité à l’Intégration, consultable par tous.

Nous avons en France 1200 imams environ. Quatre-vingts pour cent de ces imams sont de nationalité étrangère. Trente pour cent ne parle pas français, ou alors très mal.

Les règles habituelles, qui consistent pour les entrants à prouver un intérêt pour la culture, la langue et les règles élémentaires de la société majoritaire du pays d’accueil, ne sont pas appliquées aux imams venus de l’étranger.

On imagine la crise d’urticaire si la situation inverse se rencontrait dans un pays musulman (au hasard, l’Algérie...).

Mais vous direz que j’ai mauvais esprit.

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Témoignez de votre foi ?
Comprenez qu’en France, votre foi doit rester personnelle.

Pour l’immense majorité des Français, le Coran n’est qu’un simple livre de 1400 ans.Nous sommes les fils de la raison et des lumières et pour mes compatriotes, vos pratiques paraissent désuètes voir obscurantistes.Nous ne critiquons pas l’aspect spirituel mas le côté dogmatique de votre religion.