« Des cultures et des dieux »

Au programme d’OummaTV, un entretien avec Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias , directeurs d’études à la Section des sciences religieuses de l’Ecole pratique des hautes études, qui ont dirigé l’ouvrage collectif « Des Cultures et des Dieux » aux éditions Fayard, 2007. Un livre indispensable pour mieux comprendre le fait religieux.

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Vendredi 30 Juillet 2010
« Des cultures et des dieux »
2 novembre 2007

Au programme d’OummaTV, un entretien avec Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias , directeurs d’études à la Section des sciences religieuses de l’Ecole pratique des hautes études, qui ont dirigé l’ouvrage collectif « Des cultures et des dieux » aux éditions Fayard, 2007. Un livre indispensable pour mieux comprendre le fait religieux.

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Vos réactions et commentaires sur cet article : « Des cultures et des dieux »

9 novembre 2007
Rachid ZANI a dit :
Tout les intervenants brillant de leur savoir, font surgir magnifiquement ici et là et par le débat ,la paix de l’être par la seule rencontre de l’autre et sa vérité. Omar MAZRI est subjuguant.
4 novembre 2007
Claude a dit :
Merci Omar Mazri. Je retiens beaucoup de votre intervention très intéressante qui me pousse à réfléchir... tout en me donnant des réponses à certaines questions.
4 novembre 2007
Omar Mazri a dit :

Réponse à claude.

Claude c’est moi qui vous suis redevable de votre sincérité et de votre confiance car vous m’interpellez sur des questions epineuses, des paradoxes. Je ne pense pas me tromper en disant que vos phrases témoignent d’une noble sensibilité et expriment un esprit en eveil, en quête de la vérité qui est heurté par les contradictions. Mon expérience de vie m’a mis en contact avec des communistes et des laïcs humanistes dont l’action politique et sociale au quotidien et les sacrifices méritent grand respect et me soulèvent la même question que vous sur la foi. La littérature me montre Rousseau coimme un révolté contre la société qui prône un retour à la nature pour se libérer du poids du mimétisme social qui aliène. L’environnement familial et social exerce en effet sur chacun de nous des pressions enormes qui façonnent notre perception du monde. Celui qui agit pour sa foi en l’homme au nom de l’humanisme est plus proche de la foi que le bigot qui croit agir pour Dieu mais qui agit pour satisfaire son ego, ses intérêts. Ne pouvant connaître l’insondable du coeur et des intentions nous devons nous contenter non pas de juger mais d’apprécier chacun en fonction de la cohérence de ses actions avec ses convictions. Dieu connait nos intentions, nos obstacles, nos capacités et notre environnement. En toute chose il a voulu la différence, la pluralité car Il est Unicité. Dans ce forum j’ai dénoncé le mythe de l’égalité et défendu celui de la différence qui est un discriminant pour nous éprouver dans nos rapports les uns aux autres. En toute chose Il a voulu la sincérité et comme le dit Dhoul Noun " La sincérité est le sabre de Dieu, il finit par trancher".

Nous connaissons le Dessein global de Dieu mais nous ignorons Ses desseins particuliers pour telle ou telle autre personne. Le temps est le seul révélateur car comme dit saint Augustin il est déchirement de la conscience entre la mémoire, l’attention et l’attente. Qui va l’emporter notre mémoire immobile focalisée sur nos habitudes et nos routines ? notre présent engagé dans un projet futile ou interpellé par des épreuves ? notre devenir qui se fait en rêve ou en promesse ou en espérance en fonction de notre implication dans le hors Moi, de notre enthousiasme (en théo) ? Qu’est ce que nous attendons : une récompense, un idéal, la vérité ? Nous sommes tous en attente. Par rapport à cette attente nous sommes différents voire en conflit. Nous pouvons voir cette conscience en déroulement de civilisation avec ses lois générales mais nous ne pouvons nous prononcer sur un homme ou sur une femme être plus complexe qu’une civilisation car il est le produit et l’initiateur de cette civilisation. Il fait et défait sa représentation de l’homme, du monde et de ce qui transcende le monde. Mettons en eveil cette conscience et laissons le destin agir comme le dit Shabestari : "Ton existence n’est que ronces et ivraie.Rejette tout cela loin de toi.Va balayer la chambre de ton cœur. Prépare là à devenir la demeure du Bien Aimé. Quand tu en sortiras, Lui y entrera. En toi, vidé de toi-même, Il manifestera Sa Beauté."

Le Coran nous décrit les magiciens qui ont affronté Moise l’ont fait pour des interêts mesquins : toucher récompense matérielle et être rapprochée de la cour de Pharaon le tyran. L’illusion de leur magie s’est dissipée devant l’évidence de la preuve apportée par Moise. En l’espace de quelques heures ils sont passés du statut de mécréants pratiquant la magie à celui de martyrs crucifié par Pharaon car ils ont cru en Moise et en son Message de vérité. Par contre une partie du peuple de Moise qu’il est venu délivrer a préféré ne pas déchirer sa conscience et rester dans l’esclavage plus facile à gérer que la liberté, la responsabilité et le risque à l’exception des jeunes qui ont cette capacité d’imaginer un nouveau départ qui passe par Moise. Il y a un récit historique, symbolique qui va tourner autour de l’isolement pour se libérer du monde et de ses attraits en choisissant librement l’orientation de sa trajectoire pour quitter l’ancien monde et retrouver le nouveau monde.

La Bible nous parle du rapport qu’avait Jésus avec les deux soeurs Marie et Marthe dont le frère à été réssucité par Jésus. Marie était très belle, une grande réveuse, une amoureuse avec un passé turbulent. Marthe était modeste, pragmatique. Quand Jésus leur rendait visite, Marie Madeleine restait en admiration devant lui, buvant ses paroles alors que Marthe s’affairait près des fourneaux pour rendre hommage à Jésus selon les règles de l’hospitalité de l’Orient. Jésus a blamé gentiment Marthe qui reprochait à sa soeur sa paresse. Jésus les a aimé toutes les deux à des degrés différents car elles étaient différentes. Pour le christianisme les deux sont considérées comme des saintes même si Jésus avait une préférence marquée pour Marie qu’il avait montrée auparavant dans la demeure de Simon le Pharisien et en prenant le risque de provoquer le scandale en froissant son hôte qui lui a pourtant réservé un accueil fastueux. Simon était un bigot prisonnier de la lettre que de l’esprit, des formes que du sens, du culte que de la foi, de la loi que de l’amour.

Dans tous les cas de rencontre la Providence met en oeuvre les mêmes dialectiques qui gouvernent l’univers des étoiles, des atomes ou des coeurs pour produire le changement, le renouvellement, la synergie là où rien ne semble devoir se produire : Je ne fais que participer à la vie du forum qui serait fade sans les contrastes de ton, de teintes et de perspectives. La loi de Dieu, la loi de l’harmonie et de la dialectique m’a enseigné qu’il y a un ordre avec des limites à ne pas dépasser et tout musulman ne peut transgresser la vérité : "Et c’est Lui qui donne libre cours aux deux mers : l’une douce, rafraîchissante, l’autre salée, amère. Et IL assigne entre les deux une zone intermédiaire et un barrage infranchissable." al forqane (le discernement) 53 Si nous nous soumettons aux règles de bienséance, de respect mutuel, de fraternité pour que chacun trouve son équilibre, réalise la rencontre même si elle ne devient pas confusion ou dissolution. Elle est un bienfait divin qui ouvre tous les horizons dans un temps et un espace immédiats ou différés, visibles ou invisibles : "Il a donné libre cours aux deux mers pour se rencontrer ; il y a entre elles une barrière qu’elles ne dépassent pas.Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? De ces deux mers sortent la perle et le corail. ?" Ar Rahmane (13). Pour produire la perle imaginez les litres d’eau impure que l’huitre a avalé. Toutes les huitres ne portent pas des perles et celles qui portent des perles ne sont pas toutes connues et dévoilés. Dieu connait le contenu des coeurs comme il connait le contenu des huitres : "C’est Lui qui détient les clefs de l’Inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît. Et Il connaît ce qui est dans la terre ferme, comme dans la mer. Et par une feuille ne tombe qu’Il ne le sache. Et pas une graine dans les ténèbres de la terre, rien de frais ou de sec, qui ne soit consigné dans un livre explicite." 6/59. Ce livre est un livre d’amour. Il ne peut concilier l’inconciliable : Abraham soumis à Dieu ne peut vivre en harmonie avec la prétention démiurge de Prométhée soumis aux Titans.

Paraphrasant Roumi je vais dire dans l’esprit de la parole divine "Ne désespérez pas de la Miséricorde divine" : « Ta tâche n’est pas de chercher l’amour, mais simplement de chercher et trouver tous les obstacles que tu as construits contre l’amour [...] Le cœur de l’homme est une chandelle prête à se consumer. La déchirure due à la séparation d’avec le Bien-Aimé est prête à coudre. O toi qui ignores la patience et la brûlure : L’amour est une chose qui doit venir, on ne peut l’apprendre. »

3 novembre 2007
Claude a dit :
Merci pour votre réponse Omar Mazri. Mais pourquoi des personnes ont la foi plus que d’autres. Pourquoi certains qui veulent croire en Dieu n’ y arrivent-t-il pas ? Je vois également plus d’humanité chez certains qui ne sont pas croyants que d’autres qui prétendrent l’être.
3 novembre 2007
Mazri Omar a dit :

Réponse à Claude : merci de m’apporter la contradiction.

Quand je lis le Coran qui me parle dans le langage de la beauté naturelle je suis ému par quelque chose qui sort du profond de mon être : Ce qu’Il a créé pour vous sur la terre a des couleurs diverses. Voilà bien là une preuve pour des gens qui se rappellent. Les abeilles 13. Je n’ai ni le talent artistique ni la renommée d’un Van Gogh mais j’ai le même souffle divin qui lui fait dire : « Tout ce qui est véritablement bon et beau, de beauté intérieure morale, spirituelle et sublime dans les hommes et dans leurs œuvres, je pense que cela vient de Dieu et que tout ce qu’il y a de mauvais et de méchant dans les œuvres des hommes et dans les hommes, cela n’est pas de Dieu et Dieu ne trouve pas cela bien non plus. Mais involontairement je suis toujours porté à croire que le meilleur moyen pour connaître Dieu, c’est d’aimer beaucoup. Aimez tel ami, telle personne, telle chose, ce que tu voudras, tu seras dans le bon chemin pour en savoir plus long après, voilà ce que je me dis. Mais il faut aimer d’une haute et d’une sérieuse sympathie intime, avec volonté, avec intelligence, et il faut toujours tâcher d’en savoir plus long, mieux et davantage. Cela mène à Dieu, cela mène à la foi inébranlable. ». Le drame de Van Gogh est celui d’une société qui a perdu le sens de la fraternité humaine, le sens du beau, la quête du mystère et l’ignorance de la mystique quelle soit esthétique ou éthique.

Cette chose qui m’emeut moi et mes semblables devant le mystère de la création, de la beauté, de l’inconnaissable, du ressenti indicible ne me donne pas la prétention d’être un privilégié ou d’être un infatué illuminé. Elle me donne la responsabilité de parler de mes certitudes pour les partager avec mes frères en humanité. Je ne peux obliger les coeurs à aimer et les esprits à croire. J’ai plaisir à raconter la symphonie que je vois dans la nature, dans mon coeur et dans le manque qui me pousse à quérir la grandeur pour voir ce qui se passe de l’autre côté des étroitesse de mon Moi. Cette quête n’est pas une prétention mais une évasion des prétentions, elle n’est pas une aliénation au conformisme ambiant mais une libération exigée par l’appel de mon âme éprise d’un amour qui m’apporte sérénité parfois et souffrance parfois qui me tiennent en eveil, à l’écoute d’une voix intérieure, la même que j’entends à l’extérieur : Dieu

Claude, je peux témoigner, comptable de mes paroles devant Dieu, qu’il n’ y a pas de contrainte en religion comme il n’y a pas une prédestination de l’homme. Il est faux de croire que certains auraient la foi grâce à Dieu et d’autres seraient mécréants à "cause de" Dieu. Van Gogh dans sa passion mystique a répondu a ma place mais je sollicite une autre citation coranique pour comprendre que la nature innée de l’homme ne se dévoile que si et seulement si l’homme se libère du Taghout (ce qui n’est pas Dieu) en cherchant le sens au delà de l’apparat du monde : "Nulle contrainte en religion ! Car le chemin sensé s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroît au Taghout (Rebellion contre Dieu) tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser." Pour croire il faut se libérer de ce qui aliène se mettre à l’écoute de sa nature innée. Jésus, Moise et Mohamed sont connus pour avoir vecu de longues périodes de solitudes en retraite spirituelle.

Par ailleurs il y a la connaissance omnisciencte de Dieu qui a crée le temps et l’espace et qui sait une chose avant qu’elle ne soit et qui sait dans la pré eternité qui sera égaré ou non selon l’usage qu’il aura fait de son bagage. Nous disposons d’un bagage plus grand que le percept et l’intellect. Il n’y a absolument pas d’injustice face à la foi en Dieu. Le libre arbitre n’est pas en contradiction avec le verset : Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il égare qui il veut ; il dirige qui il veut. Vous seriez interrogés sur ce que vous faisiez." Il ne s’agit pas d’égarer dans l’arbitraire mais de mettre l’homme en situation de voir tous les signes divins et de décider lui même de la voie. le verset 146 de la sourate al aâraf dont le nom est signifiant sur le plan de la logique de la foi (le mur de la séparation qui va mettre ceux qui attendent le jugement final devant les arguments des gens du Paradis faces aux complaintes des gens de l’Enfer qui se mémorisent leur vie ici bas) est une réponse à vos questions : "J’écarterai de Mes signes ceux qui, sans raison, s’enflent d’orgueil sur terre. Même s’ils voyaient tous les miracles, ils n’y croiraient pas. Et s’ils voient le bon sentier, ils ne le prennent pas comme sentier. Mais s’ils voient le sentier de l’erreur, ils le prennent comme sentier. C’est qu’en vérité ils traitent de mensonges Nos preuves et ils ne leur accordaient aucune attention. Et ceux qui traitent de mensonges Nos preuves ainsi que la rencontre de l’au-delà, leurs oeuvres sont vaines. Seraient-ils rétribués autrement que selon leurs oeuvres ?›" C’est une réponse qui interpelle l’esprit logique et non seulement le coeur aimant !

Le Coran s’adresse à l’esprit le plus cartésien par l’argumentation. Dans l’énoncé "il égare qui Il veut" il y a tout le contexte textuel à prendre en considération qui fait comprendre le sens comme suit : il égare qui Il veut par les signes que Dieu met en evidence et que l’homme ne veut pas voir en se cachant dans son égoisme et dans ses fausses certitudes. Il guide qui il veut par les signes quand l’homme veut voir en sortant de son Moi. Le verset que j’ai cité est dans la sourate les abeilles qui est considérée comme la sourate qui énumère tous les bienfaits divins accordés à l’homme pour exercer sa mission sur terre et pour trouver celui qui n’est pas accessible au regard, celui qui est le dispensateur de tous ses bienfaits : Dieu. J’invite Alain à lire tout les versets 4 à 18 pour se sentir interpellés. Il faut continuer à lire en particulier les versets 70 au verset 76 qui répond particulièrement à votre interrogation : "Et Allah vous a fait sortir des ventres de vos mères, dénués de tout savoir, et vous a donné l’ouïe, les yeux et les coeurs (l’intelligence), afin que vous soyez reconnaissants." La gratitude est une reconnaissance envers le bienfaiteur c’est donc un témoignage de foi. J’avais expliqué auparavant que l’ingratitude est pour Dieu un reniement et c’est ce reniement qui est considéré comme mécréance tant dans la signification religieuse que sémantique ou linguistique (Kafara : cacher, occulter, nier). Le Coran n’a jamais désigné l’homme comme être niant l’existence de Dieu car la foi et le fait religieux sont inscrits comme un archetype dans sa conscience, comme une réalité dans sa nature innée. Dieu est le dernier recours quand l’homme n’a plus de recours : il y a le dévoilement. Mais l’homme a été créé comme une dualité : reconnaissant ou ingrat. Il reste responsable de son choix car il a été doté de la compétence de juger et de choisir. Seuls les fous, les enfants et les inconscients sont "incapables" sur le plan juridique de leurs actes.

Plus que la prétention de penser que l’homme connait Dieu par sa nature innée il y a l’expérience de l’évidence : "Après la guidance ne reste que l’égarement"

Fraternellement

3 novembre 2007
Mustapha C. a dit :
"Soyez des hommes et Dieu sera Dieu" Ce slogant de Thomas Münzer réconcilie Abrahame et Prométhée. Reconcilions nous avec nous même, avec Dieu !
3 novembre 2007
Claude a dit :

Je voudrais répondre à Omar Mazri qui prétend que "Le sentiment religieux est ancré dans l’homme par sa nature originelle"

Il cite ensuite ce verset coranique qui contredit son affirmation.

 : "Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il égare qui il veut ; il dirige qui il veut. Vous seriez interrogés sur ce que vous faisiez 16, 93."

Si "Dieu égare qui il veut et dirige qui il veut, il y a donc une prédestination de l’homme, certains auraient la foi grâce à Dieu et d’autres seraient mécréants à "cause de" Dieu. Y aurait-il donc une injustice face à la foi en Dieu. Certains seraient avantagés par Dieu et d’autres pas ?

3 novembre 2007
Omar Mazri a dit :

L’intervention élégante et intelligente d’ Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias mérite d’être soulignée par une synthèse sur le fait religieux et les divinités dans le Coran :

L’Homme (Adam) argile malaxée par les mains divines rendue vivant et animé par le souffle divin insufflé en lui a vu Dieu de ses propres Yeux et a vécu a proximité des anges qui ne font qu’adorer Dieu. Sa première parole etait "louanges à Dieu". Il était dépositaire du savoir humain et en particulier de tous les Noms divins. Il porte en lui ainsi que sa descendance l’amour de Dieu. Chassé du Paradis il vit ainsi que sa descendance le manque d’amour et la rupture avec la proximité divine comme une tragédie. Il a besoin de Dieu. La religion (legere) est le lien qui le rattache à Dieu : Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes : ‹Ne suis-Je pas votre Seigneur ?› Ils répondirent : ‹Mais si, nous en témoignons› - afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection : ‹Vraiment, nous n’y avons pas fait attention› 7/172 -

C’est la vocation de tout humain :Dirige tout ton être vers la religion exclusivement [pour Allah], telle est la nature qu’Allah a originellement donnée aux hommes 30/30

Adam et ses descendants disposait d’un sanctuaire pour adorer Dieu et pratiquer le culte tel que Dieu a voulu : La première Maison qui a été édifiée pour les gens, c’est bien celle de Bakka (la Mecque) bénie et une bonne direction pour l’univers. 3/96

Après la mort d’Adam et de ses premiers descendants la communauté humaine, comme celle d’aujourdh’ui, s’est trouvée en confrontation avec la manière de combler le vide et le manque qui les angoissent. Certains sont restés attachés à la religion primordiale en pratiquant un culte plus ou moins parfait. D’autres ont pris leurs saints puis leur Prophètes en divinités d’intermédiation et leurs tombeaux en sanctuaires, les autres ne regardant plus vers le ciel se sont contentés de remplir le vide de leur coeur avec les choses et la magie que leur savoir permettait de pratiquer pour organiser les rituels de la vie sociale, politique, culturelle, militaire ou festive. Ainsi sur terre il y a eu succession et chevauchement du monothéisme, du polythéisme et du magique qui prend plusieurs formes de l’animisme au laïcisme : Les gens formaient (à l’origine) une seule communauté (croyante). Puis, (après leurs divergences,) Allah envoya des prophètes comme annonciateurs et avertisseurs ; et Il fit descendre avec eux le Livre contenant la vérité, pour régler parmi les gens leurs divergences. Mais, ce sont ceux-là mêmes à qui il avait été apporté, qui se mirent à en disputer, après que les preuves leur furent venues, par esprit de rivalité ! Puis Allah, de par Sa Grâce, guida ceux qui crurent vers cette Vérité sur laquelle les autres disputaient. Et Allah guide qui Il veut vers le chemin droit. 2/213

Le sentiment religieux est ancré dans l’homme par sa nature originelle et la religion primordiale qu’il porte en lui comme un archetype. Ce sentiment est réveillé puis entretenu par les centaines de milliers de Prophètes que Dieu a envoyé aux communautés humaine : Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire] : ‹Adorez Allah et écartez-vous du Taghout›. Alors Allah en guida certains, mais il y en eut qui ont été destinés a l’égarement. 16/36

Jusqu’à la nuit des temps l’homme portera en lui cette quête de vérité et dans la manière de réaliser cette quête il y aura des divergences : Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il égare qui il veut ; il dirige qui il veut. Vous seriez interrogés sur ce que vous faisiez 16, 93. Le Coran considère l’existence de Dieu dans la conscience humaine comme réalité indiscutable. L’ingratitude envers les bienfaits de Dieu est sémantiquement le reniement. Elle est la signification du Kofr (mécréance) et du Kafer (mécréant) : Comment pouvez-vous renier Allah alors qu’Il vous a donné la vie, quand vous en étiez privés ? Puis Il vous fera mourir ; puis Il vous fera revivre et enfin c’est à Lui que vous retournerez. C’est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre. 2/28.

La question essentielle est celle du Coran : Est ce qu’il y aurait une divinité avec Dieu ?. La réponse est dans le Coran.

3 novembre 2007
Omar Mazri a dit :

Pour aller vers l’océan de l’amour et de la foi dans ce monde insensé il faut accepter de se faire traiter de faible d’esprit par les esprits pauvres. Qu’importe le dire des autres quand l’itinérant vers Dieu prend valeur symbolique c’est à dire lien et métaphore à la façon par exemple de Roumi : " Quand il s’en va vers l’océan à la recherche de la perle, il est lui même perle, et même une perle unique."

Pour sonder les mystères de l’océan, du cosmos, de l’atome, de la fleur ou de l’amour il faut un cœur, un cœur de Prophète, un cœur d’aimant. Seul celui qui aime Dieu et aime sa création divine est capable de comprendre la necessité de Dieu par sa Fitra (sa nature originelle, sa religion primordiale). La religion est le creuset de la culture. Tout élan religieux est révolution culturelle. La culture étant le canevas subjectif des idées, l’ambiance des comportements et l’orientation générale de la dynamique socio politique elle va porter la religion ou l’assassiner selon que les valeurs de la culture sont corruptrices ou éducatrices, matérialistes ou spirituelles.

La foi et la vertu ne peuvent s’inscrire que dans un cœur et dans un regard émerveillés par la beauté du monde et fascinés par les mystères de la création. Blaise Pascal se sentait effrayé par le « silence de ces espaces infinis ». Son humilité ne lui interdisait pas l’enthousiasme (en Théo, en Dieu) devant l’amour, devant le mystère de l’inconnaissable et du connaissable. Il y a des espaces de froideur infranchissables entre la pensée cynisme techniciste et scientifiste et la spiritualité vivante et généreuse. Roumi ne connaissait rien de l’atome sur le plan scientifique mais il en connaissait tout le potentiel de vie par sa seule imagination mystique sur Dieu : « Il est un soleil caché dans un atome : soudain, cet atome ouvre la bouche. Les cieux et la terre s’effritent en poussière devant ce soleil lorsqu’il surgit de l’embuscade ». L’enthousiasme de l’esprit ne peut être généré par une culture de la désespérance produite par la négation des valeurs sacrées, la mise à mort de l’imaginaire poétique et l’émerveillement devant le mystère insondable des cieux et des cœurs. Paul Gauguin maniant la magie des couleurs et la loi de l’harmonie ou de la communion qui veut qu’il y ait unité dans la diversité et diversité dans l’unité a compris la nécessité esthétique de Dieu : " Dieu n’appartient pas au savant, au logicien, il est aux poètes, au rêve, il est le symbole de la Beauté, la Beauté même."

La passion narcissique et la dérive démiurge ou diabolique de l’homme ne peuvent être des garants ni des repères pour pour prétendre à la connaissance et encore moins à la connaissance de Dieu. L’orgueil du scientifisme comme celui de l’athéisme ou du despotisme ne conduit nulle part autre que dans l’impasse et dans les ténèbres de la suffisance intellectuelle. Jésus a demandé de se méfier de l’esprit qui souffle (spiritus) comme un vent d’une manière impétueuse et insensé sous le prétexte de disposer d’érudition ou savoir. Par cette parabole des Béatitudes : « Bienheureux les faibles d’esprit ». Jésus ne visait pas l’éloge des sots et des ignorants mais la promotion des savants qui connaissent les limites de leur esprit et les ravages des passions qui peuvent surgir d’un coeur qui a oublié Dieu. Le seul remède contre ce mal est l’humilité, la modestie et l’amour sincère. Jésus faisait face à l’influence hellenisante qui poussait les élites du peuple auquel il a été envoyé à chercher la spéculation, la rhétorique pour bien dire et non dire le bien ou le faire. Il avait aussi face à lui les partisans de l’ordre colonial romain qui prétendaient régner sur les consciences les colonies et les administrations. Aux uns et aux autres il a montré comment par l’amour rendre le cœur humble quand un dominateur impose sa philosophie et l’autre sa puissance arrogante. La foi quand elle est confisquée par des appareils pour être une instrumentalisation politico idéologique elle se corrompt et devient domination. Cela ne doit en aucun cas donner l’alibi à ceux qui veulent que la foi soit du seul domaine du coeur et de la vie privée. La foi est un acte d’amour envers son prochain, une soumission à Dieu, un témoignage de vertu dans la cité.

Aujourd’hui c’est la même question angoissante devant les mêmes arrogances dans un monde plus cynique par ce qu’on appelle le « désenchantement du monde ».

« Des cultures et des dieux » d’ Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias sont une tentative de "réenchantement du monde" à l’instar d’autres initiatives qui méritent toutes, tout le respect, la considération et bien entendu l’étude approfondie.

Bien à vous

2 novembre 2007
La religion est l’origine de la culture et de la civilisation qui elles-mêmes ont un effet rétroactif sur la religion. Ce mouvement combiné est un phénomène historique qui s’inscrit dans l’évolution culturelle humaine. On peut donc dire que la religion est une partie de la culture et la civilisation. En effet, on ne connaît pas de culture sans référence à des « rituels religieux » ou à une « religion », c’est-à-dire que le rituel religieux ou la religion est l’une des références de la culture et de la civilisation en voie d’élaboration (le sens des mots « religion » ou « rituels religieux » doivent être compris au sens large de croyances ou de pratiques rituelles qui unissent une communauté, cela comprend aussi bien des pratiques magiques que des rituels religieux au sens moderne des monothéismes ou encore des rituels sans référence à un ou des dieux comme dans le confucianisme).
2 novembre 2007
Alien a dit :
(57%) des français pensent que la « dimension spirituelle ou religieuse » n’est pas importante pour réussir sa vie personnelle. Si ils estiment (56%) que les religions occupent une place plus importante qu’il y a dix ans, celle-ci est trop importante (59%). Toutefois, 78% pensent qu’il s’agit d’un « besoin essentiel de l’homme ». Enfin, ils sont plus nombreux à dire que, personnellement, ils s’intéressent moins à la religion aujourd’hui qu’il y a dix ans (48% et 26%)
2 novembre 2007
Samir a dit :
J’ai apprécié cette émission. Les religions peuvent être une magnifique école d’initiation à l’autre, tant dans sa différence religieuse ou pas. Aimer Dieu, c’est aimer autrui. Un principe qui existe dans les religions monothéistes, mais également dans les autres traditions spirituelles. Les religions sont un message de paix et d’amour.
2 novembre 2007
Hacène a dit :
La connaissance des religions est à différencier de l’éducation religieuse. Oui pour une culture religieuse, non à l’éducation religieuse qui relève de la foi et d’un choix personnel. Cette distinction est salutaire. Elle est le meilleur gage contre toute l’utilisation de la foi à des fins d’endoctrinement.
2 novembre 2007
Roger a dit :

Brillante intervention de ce duo d’universitaires compétents et intègres.

La religion est également le sentiment personnel de croyance en la divinité. Nous pouvons nous demander si, alors que l’attitude religieuse n’est visiblement pas présente chez tout être cette attitude est du domaine de l’essence ou de l’existence, de la liberté ; la liberté étant la capacité qu’à l’être humain de décider et d’accomplir des actes dont il a l’initiative, qui ne sont pas déterminées par des causes externes. Autrement dit, les hommes peuvent-ils vivre sans religion ? Etre des êtres sans rapport avec le religieux ? D’abord, la religion peut sembler acquise, d’où la liberté pensée de l’homme. Puis la croyance religieuse peut en fait être considérée comme innée et se manifester de manière plus ou moins inconsciente.

2 novembre 2007
Lamine a dit :
Je souscris à votre démarche Madame Benbassa et Monsieur Attias. Nous devons changer notre regard sur les religions. Mais l’intolérance religieuse demeure un phénomène inquiétant qui connaît une augmentation importante. même Même si l’islam paraît dominé l’actualité dans ce registre, ce phénomène touche cependant toutes les religions.
2 novembre 2007
Hamlaoui a dit :
Un homme de foi peut comprendre un autre homme de foi. La cohabitation peut se faire sans anicroche. Il y aura toujours des cas d’intolérance ici et là qu’il faut dénoncer. Mais dans l’ensemble la cohabitation entre les religions en France se passe plutôt bien. Certains milieux qui ne sont pas du tout religieux et plutôt adossé à une vision matérialiste du monde jettent de l’huile sur le feux et espèrent monter les religions les unes contre les autres.
2 novembre 2007
Fraternelle a dit :
Les religions sont un des patrimoines les plus riches de l’Humanité. Ces religions appartiennent aux croyants comme au non croyants. Ce patrimoine ne se réduit pas en effet à la pratique religieuse. L’héritage religieux est omniprésent dans notre culture. Sachons le valoriser et le transmettre.
2 novembre 2007
Rikelme a dit :

Quel immense plaisir de vous revoir tous les deux. Lorsqu’ on a eu l’immense plaisir de vous avoir comme professeur, on est marqué toute sa vie. J’ai bu vos paroles ; comme à chaque fois que je vous écoutais.

Un ancien élève qui ne vous a pas oublié !

2 novembre 2007
Malik a dit :
Superbe intervention de Benbassa et Attias, des analyses comme on aimerait en voir souvent dans les médias dominants. Les religions sont souvent diabolisées, notamment l’islam qui concentre toutes les critiques et les stigmatisations. Ce reportage me soulage et me fait espérer.
2 novembre 2007
L’internaute qui a mis la citation de Nietzsche en la sortant de son contexte. « Dieu est mort » ne doit pas être compris au sens littéral, à savoir « Dieu est physiquement mort » (certains dieux meurent en effet dans les représentations religieuses ou mythologiques). Nietzsche veut signifier par cette formule que Dieu n’est plus la source fondamentale des codes moraux ou téléologiques. Nietzsche reconnaît la crise que la mort de Dieu représente pour les considérations morales établies (dévalorisation des valeurs supérieures).
2 novembre 2007
Arthur. VII a dit :
En ce monde de guerre ésotérique et spirituelle, connaître l’utilité des religions est fondamental. Quels en sont les bienfaits et les dangers ? Qui les gère réellement et en quoi cela sert-il vraiment la Spiritualité ? Comment bien démystifier religion et spiritualité ? Je vais acheter ce livre et espère qu’il répondra à toutes mes interrogations.
2 novembre 2007
Amgun a dit :
Le « laïcardisme », nouvelle religion de nos sociétés constitue une des principales sources d’intolérance dans notre pays. N’étant pas particulièrement croyant, je constate que les attitudes les plus fermées viennent de la part de ceux qui affichent leur adhésion pour une laïcité conçue comme un moyen de lutte contre les religions. Le livre d’ Esther Benbassa et de Monsieur Attias tombe à point nommé. Il faudrait que les laïcards de tous poils se procurent le livre et en fassent bonne lecture.
2 novembre 2007
Nathalie a dit :
Merci à Esther Benbassa et à Jean-Christophe Attias pour la présentation de ce livre. Merci également pour vos propos qui contribueront je le souhaite au rapprochement et l’amitié entre les adeptes de toutes les religions.
2 novembre 2007
Peut-on prouver l’existence de Dieu ? Bien sur l’on peut s’objectiver d’un côté comme de l’autre, certains disent qu’il ne peut pas y avoir de création sans créateur. Mais cette assertion est basée sur le fait de notre conscience subjective, de notre environnement, des choses qui naissent et qui meure, qui ont un début et une fin, certain peuvent considérer l’univers comme ayant des limites, d’autre comme étant infini, la notion d’un univers fini peut être basée sur la conscience de ce qui nous entoure, tout semble avoir un début et une fin.Mais pouvons-nous comprendre la notion d’infinité ou plus exactement la notion d’éternité ?La différence entre la notion d’infinité et d’éternité se joue sur le fait que l’infinité peut avoir un début, mais pas de fin alors que la notion d’éternité représente un concept sans début et sans fin.
2 novembre 2007
Salwa a dit :
Vidéo intéressante qui présente les religions sous un autre jour. Cela nous change des caricatures qui sont souvent de mise quand certains médias se proposent avec le plus grand sérieux du monde de parler de religion.
2 novembre 2007
Mérouane a dit :
On dit à Yahyâ Ibn Mu`âdh Ar-Râzî : « Parle-nous de Dieu — Exalté soit-Il —. » Il dit : « Un Dieu Unique. » On lui dit : « Comment Il est ? » Il rétorqua : « Un Roi Omnipotent. » On lui dit enfin : « Où est-Il ? » Il répondit : « Il est à l’affût. » La personne qui l’interrogeait objecta : « Ma question ne porte pas sur cela ! » Alors il lui dit : « Ce qui est autre que cela est un attribut de la créature. Quant à Ses Attributs, ils sont tels que je viens de les évoquer. » On demanda à Dhû An-Nûn Al-Misrî, puisse Dieu l’agréer, au sujet de la Parole de Dieu — Exalté soit-Il — : « Le Tout-Miséricordieux s’est établi sur le Trône. » [1] Il dit : « Il affirma son Être et nia toute localisation à Son Sujet, car Il existe de par Son Être tandis que toute chose, par Sa Sagesse, est conforme à Sa Volonté. »
2 novembre 2007
Ronie a dit :

Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c’est nous qui l’avons tué ! Comment nous consoler, nous les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde a possédé jusqu’à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau. — Qui nous lavera de ce sang ? Avec quelle eau pourrions-nous nous purifier ? Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d’inventer ? La grandeur de cet acte n’est-elle pas trop grande pour nous ? Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux simplement — ne fût-ce que pour paraître dignes d’eux ? » — Le Gai Savoir, Livre troisième, 125

Friedrich Nietzsche

2 novembre 2007
Et l’homme créa les dieux : Comment expliquer la religion est un essai de l’anthropologue Pascal Boyer qui traite des origines des concepts religieux au moyen de l’approche évolutionniste. A travers l’examen des systèmes d’inférence - comment ils fonctionnent et comment ils ont été formés par l’évolution - Boyer explique comment nous avons nos concepts religieux, et pourquoi ces derniers ont été si couronnés de succès culturellement. Boyer tire ses arguments et ses preuves de plusieurs disciplines, telles que l’anthropologie, les sciences cognitives, la linguistique et la biologie évolutionniste. Il en ressort qu’une explication naturaliste de la religion est possible ; de plus, cette approche est nécessaire pour réaliser des progrès dans l’étude des religions.
2 novembre 2007
Gisèle a dit :
Une réponse au dénommé Kad qui nous affirme que le sentiment religieux est né avec l’homme. Une manière pour lui de nous dire que Dieu existe. Kad oublie de préciser que la non-croyance en Dieu et même l’athéisme sont nées avec l’homme. Les exemples abondent dans ce sens. L’athéisme est même une croyance qui se « porte bien. » Les sociétés les plus prospères et les plus pacifiés sont des sociétés qui ne sont pas forcément structures autour de croyance religieuse. Certes chacun est libre de croyance, mais les religions dans l’histoire ont été souvent exploitées a des fins politiques pour imposer des systèmes de terreur.
2 novembre 2007
Kad a dit :
A ceux cherchent à enterrer le sentiment religieux, je leur rappelle que le sentiment religieux est apparu avec l’Homme. l’homo sapiens intégrait déjà les cultes mortuaires de l’Homo neanderthalensis comme l’indiquent les découvertes récentes de La grotte de Skhul dite grotte des enfants. Ce culte mortuaire démontre que ces hommes croyaient en un au-delà. Donc certainement à un Dieu puissant, vers lequel ces hommes pensaient retourner.
2 novembre 2007
François a dit :
Les religions transmettent des enseignements et des codes de lois religieuses, censés montrer le juste et l’injuste, le bien et le mal, aux fidèles. Elles les dote d’une morale, plus ou moins contraignante, censée orienter le croyant et sa communauté vers son bonheur et, par conséquent, l’éloigner de ce qui pourrait causer son malheur. Cependant, une idéologie à vocation humaniste, peut également prétendre atteindre ces objectifs. Les religions n’ont pas le monopole des valeurs.
2 novembre 2007
Partition a dit :
Les idéologies et valeurs humaines subissent une véritable crise au point que nos démocraties fondées sur une alternance politique « droite et gauche » ne signifient plus grand chose. Je ne suis pas entrain de dire de revenir à un pouvoir religieux, mais les religions qu’on a tendance à renvoyer dans un espace privé afin de la marginaliser, peuvent apporter des réponses à cette crise des valeurs qui provoquent également une crise existentielle. C’est dans cette optique que les religions doivent participer à ce débat, mais y seront-elles invitées ? Là est toute la question.
2 novembre 2007
Farouk a dit :
L’islam est également dans une dimension œcuménique. L’islam reconnaît tous les prophètes et les deux autres religions monothéistes. L’islam nous invite au respect des gens du livre. La tolérance est au coeur même de l’islam. Il faut le rappeler et toujours le rappeler pour éviter toutes ces discours obscurantistes qui salissent notre religion.
2 novembre 2007
Lydie a dit :
Encore une "Foi" , oumma montre son ouverture et sa tolérance des autres cultes et religions... BRAVO à vous, et merci de votre engagement pour la paix dans ce monde.
2 novembre 2007
Garti a dit :
Trop de préjugés hélas persistent sur les religions. Les religions sont nécessaires à l’équilibre et à l’identité de nos sociétés. Il faut donner à tous enfants une culture religieuse qui leur permettrait de mieux connaître l’autre et le monde.

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