Dimanche 12 mai 2013
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Que peut apporter la finance islamique à l’économie française ?

Que peut apporter la finance islamique à l’économie française ? C’est la question que nous avons posée à Jean-Paul Laramée à l’occasion du IVe Forum Français de la Finance Islamique qui a eu lieu à Paris en octobre dernier. Directeur général de Secure Finance, Jean-Paul Laramée est également secrétaire général de l’Institut Français de la Finance islamique.

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Commentaires

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Salem, que la France cesse l’hypocrisie, quelle prenne cette bouée avec humilité.Tout le monde sait quelle se fait dépouiller par un système qui l’asservi par des dettes qu’ils ne pourront jamais rembourser.

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Bonjour, Tiens ! la communauté musulmane de France n’est pas évoquée dans cet interview, ce qui démontre l’évidence ! Mettre la finance islamique une part importante des exclus du système conventionnel, me semble une priorité juste, pour acquérir des biens, emprunter et placer leurs épargnes selon les principes de la F.I.
C’est une grande révélation de la part de JP Laramé !(une Gafe !!!). (Il a évoqué juste le LT : financement de l’état, les collectivités, les avions...) Voilà pourquoi la France rate ses coûts, contrairement à la Grande Bretagne entre autres.
Cdlt

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« Que peut apporter la finance islamique à l’économie française ? »

Ma réponse : rien.

Rien si celle-ci est noyée dans une finance non-islamique. Une "dose" de finance islamique dans le système économique actuel (mêlant la logique de l’endettement à celle de la spéculation) n’arrangerait pas l’économie française et ne ferait que retarder son effondrement. Car il est clair que les louanges prêtés ici ou là par les chantres du mondialisme sont une sorte d’opération séduction envers les "consommateurs" musulmans frileux ainsi que les pays arabes gavés de pétro-dollars, avec un objectif évident : celui de s’accaparer les capitaux endormis de ces populations pour le réinjecter dans un système économique usurier.

Seule une application intègre, intégrale et juste de la loi islamique pourrait permettre de redresser la barre.

Dieu tout puissant a convié l’homme à ne pas transgresser ses règles au risque de courir à sa perte. Cela devrait tous nous inciter à réfléchir aux signes dont Il nous a généreusement fait l’aumône.

Que Dieu, Clément et Miséricordieux, nous fasse grâce de son Salut, sa Paix et sa Bénédiction.

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La finance islamique, due au pétrole découvert et acheté par les Occidentaux, devrait s’investir là où cela est le plus nécessaire : dans les pays musulmans pauvres, sans pétrole. Question de solidarité islamique...

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Le pétrole des pays du Golfe s´épuisera, et donc ils sont de plus en plus nombreux à se constituer en puissances financières, comme ce qu´à fait Dubai quand le commerce de l´or a commencé à y diminuer.

La finance islamique n´est pas qu´une opération séduction pour les pays du Golfe ou le consommateur musulman (ou alors ca serait encore une bonne blague de nos chers gouvernants). En effet les fonds plus ou moins souverains (exemples ceux des membres des familles de riches gouvernants, etc) n´ont en général cure de la légalité islamique, quand il s´agit de finance mondiale, notamment en ce qui concerne l´échange de monnaie et la spéculation dans les chambres de compensation du type clearstream (ce genre d´opération assez opaques pour les individus car normalement inaccessible aux particuliers est connue pour être à l´origine du financement des attentats du 11 septembre).

Le développement de la finance islamique en France vise avant tout à ouvrir la finance francaise un peu paralysée à des investisseurs durables, et depuis l´Aga Khan on en manquait. Ca n´aidera pas la dette francaise mais aidera à faire bouger notre capitalisme gangréné.

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La finance islamique, qui se fonderait sur les références scripturaires de l’islam, est une construction plus ou moins récente (moitié du siècle dernier, avec la Malaisie en 1930). Sans doute Tariq Ramadan la considérerait-il comme une "réforme de l’adaptation"...

Je reste, quant à moi, sinon circonspecte du moins très dubitative pour au moins deux raisons :

  •  pcque depuis sa "conception" jusqu’à son application (Iran, Pakistan) ça n’a pas l’air de trop bien fonctionner (l’applicabilité paraît scabreuse).
  •  pcque je doute que l’efficacité eût été le principal motif de la démarche. N’est-on pas de plain-pied dans le registre de la religiosité identitaire et instrumentaliste ?...Gare donc à la mousse !

    Mais bon, bienvenue quand même à ce concept (en très forte croissance !) dans la danse de l’alternatif au capitalisme ;-)

    Sinon, voici une étude sur la finance islamique entreprise par André Martens (copiez-collez le lien, c’est en format pdf) :

    http://www.crde.umontreal.ca/cahiers/20-2001-cah.pdf

    Sami, ravie de vous relire :)

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    Que fait la finance islamique pour les pays arabes qui n’ont pas de pétrole ?

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    si je fait un prêt bancaire à 2.3 % pour m’acheter une voiture qui coûte 15 000 Euros , le prêt me coutera à la fin de l’année 345 Euros ,cet intérêt pris par la banque c’est du Riba ( usure) en revanche si je m’adresse à une banque islamique , elle me paye la voiture et me réclame au total 15345 Euros ; est ce bien ça la finance islamique ?

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    La vache à lait verte qui tombe à pic

    ça y est, nous y voilà normalisés en France le système financier dit " islamique" s’y installe avec la bénédiction du système politique européen le plus laïc, le plus hostile, le plus réfractaire à tout adjectif qui ressemble de près ou de loin à l’adjectif " islamique" aussi bien sous sa forme que dans son continu, à tel point qu’en créant une institution représentant le culte islamique on a préféré appeler CFCM ce qui aurait être appelé CFCI en transgressant les règles élémentaires de la langue française. L’adjectif « musulman » n’existe pas, on dit islamique, point final.

    Mais, comme dit le proverbe, l’argent n’a pas d’odeur, surtout en ces temps difficiles de disette et de manque de liquidités. Par ici le guichet messieurs.

    Le plus drôle dans cette histoire c’est que les hommes politiques français et les hauts fonctionnaires étatiques qui naguère refusent d’utiliser le mot "islamique" parce que de consonance intégriste et véhiculant, à leurs yeux, des valeurs contraire à la bonne laïcité dans laquelle sont pétris et façonnés les corps et les esprits, les mêmes hommes ne manquent pas aujourd’hui d’occasions pour nous vanter les bien faits du système financier islamique. Ah si l’hypocrisie était une maladie mortelle, que de dégâts, que de morts ……

    Vous avez dit finances islamiques , la vache à lait, le veau d’or, la manne qui tombe du ciel et qui va irriguer de son eau bénite, un sol asséché par des années de sécheresse financier.

    Ceci d’autant plus que cette manne est servie par des hommes costumes trois pièces, cravate, rollex au poignet, visage rasé de près, des hommes tout droit sortis des écoles de commerce et des facultés économiques occidentales où ils ont appris à gérer les finances selon les mêmes standards internationaux applicables à tous sans tabous, sans spécificités.

    Ainsi va le monde de la mondialisation globale des corps et des esprits, islamique ou pas les hommes, tous les hommes sont devenus des moutons qui broutent la même herbe.

    Mais revenons donc à nos moutons, à ce système de finances qualifié vaguement pour ne pas dire mensongèrement d’islamique. De quoi s’agit-t-il au juste ?

    Je ne vais pas entrer dans une longue analyse juridique de ce système du point de vue de la jurisprudence islamique ou figh, c’est long et compliqué. Je me contente ici de quelques exemples concrets du comment fonctionne ce système et de commentaires adéquats.

    En accord avec un ami qui cherche à acheter son propriétaire l’appartement qu’il loue actuellement (prix de vente 300,000,00 €, trois cent mille), nous nous sommes allés à la rencontre ( par téléphone) des financiers "islamiques" en Angleterre, Algérie, Tunisie et Bahrein. Pourquoi pas la France ? parce que ce système n’y existe pas encore officiellement.

    L’Angleterre est l’eldorado des finances du monde, tous les systèmes sont présents et y fonctionnent à merveille, esprit du City oblige.

    Le fonctionnaire de la banque "islamique" nous répond : pour bénéficier d’un prêt de notre banque vous devez résider en Angleterre, ce qui n’est pas votre cas, néanmoins je vous explique comment cela se passe : la banque vous prête 60% du prix d’achat (soit 180 000,00 € sur 300 000,00) de votre logement à vous de trouver le reste ( 40%).

    A vous de choisir la durée de votre prêt : 10, 15, 20, 30 ans maximum.

    Ceci en fonction de vos capacités de remboursement du prêt en principal.

    En fait tout le système de financement dit islamique est basé sur le même principe : on achète pour vous, on vous loue à nos conditions et vous deviendrez propriétaire en fin de parcours ………….. si vous restez en vie et si vous avez les moyens de rembourser jusqu’au bout. Islamique ? quel islamique ?

    En attendant le remboursement du capital, l’appartement vous est loué par la banque non pas selon un loyer fixe, mais selon un pourcentage dont le taux est fixé par la banque. Le pourcentage de paiement fixe, durable, imposé, même accepté n’existe pas en islam.

    En effet vous devez payer à celle-ci, sous forme de location, un pourcentage de 4,75% par an sur la somme prêtée de 60% du prix d’achat (soit 180 000,00 €) ce qui donne 13500,00 € par an ou 1 300,00 € par mois.

    Vous devez payer aussi une commission fixe de 0,50% de" frais bancaire par an (sur les 180 000,00)

    Les deux payements durent aussi longtemps que dure le prêt.

    En se basant sur une durée de 15 - 20 ans, je demande aux plus astucieux de calculer le coût total de l’achat de cet appartement et de le comparer à son coût si l’acheteur s’adresse à une banque commerciale européenne sachant que le taux de base de prêt de l’argent en Europe est de 2,5% et en Amérique de 1,5% ce que qui rend possible un prêt à un taux de 3,4% environ par an. C’est le taux applicable en ce mois d’octobre en France.

    Algérie : notre interlocuteur est la filiale algérienne de la banque saoudienne dit " islamique" al Baraqua propriétaire de l’homme" d’affaire saoudien et banquier célèbre Salah Kamil un requin soufi de la finance (en fait presque tout le système financier dit "islamique" est entre les mains des soufis, de gens qui se permettent beaucoup de liberté avec les règles de l’islam et qui sont toujours les bien venus en Occident pour cette qualité d’adapter l’islam au soit disant monde moderne).

    Ce monsieur nous dit nous pouvons nous prêter la totalité du prêt demandé aux conditions suivantes : pas d’obligation d’apport personnel, (donc le logement reste la propriété exclusive de la banque jusqu’au remboursement total du prêt). En plus du remboursement du principal sur une durée ne dépassant pas 10 ans, vous devez payer à la banque, sous forme de location, un taux annuel de 7% du montant total jusqu’à la fin du prêt plus 0,5% de frais bancaire par an. Comme garantie de solvabilité, il demande que le montant total payé à la banque ne doit pas dépasser le 1/3 de vos ressources annuels.

    Autrement dit, pour un prix d’achat de votre logement de 300 000,00 € sans apport personnel, et pour un remboursement sur 10 ans, vous devez payer chaque année à cette banque : 30 000,00 en principal, plus 21 000,00 € de location du logement (7%) plus 1 500,00 € de frais (0,5%) soit un total de 52 000,500 € par an. Et comme cela ne devait pas représenter plus du tiers de vos ressources vous devez gagner 156 000,00 € pas an.

    La Tunisie, la Jordanie, Bahrein procède de la même manière avec un taux dit de location, en réalité et tout bêtement un prêt bancaire classique déguisé en pourcentage de location, habillé et coloré "islamique", leur taux varie de 6 à 6,5 %.

    Les banques dites " islamiques" ce sont des banques rabaouis (adjectif de riba) qui ne prêtent qu’aux riches, elles visent les classes moyennes est au dessus.

    Ce qui les intéressent avant tout ce sont les investissements de capitaux des pays pétroliers riches qui comptent en centaines de milliards de dollars et leurs fonds souverains qui errent dans le monde de la mondialisation sans foi ni loi à part la foi en l’appât du gain et loi des profits, comme des chiens enragés ou loups affamés à la recherche de proie facile à mettre sous les dents.

    Elles pratiquent l’un des taux d’intérêt (dans le sens du RIBA) le plus élevé au monde, c’est pourquoi elles gagnent de l’argent beaucoup d’argent et que chaque pays veut les attirer chez soi, quitte à passer l’éponge sur quelques principes républicains et laïcs, comme on va faire en France.

    En fin nos interlocuteurs refusent de réponde aux questions dérangeantes du genre : que se passera-t-il si je me trouve dans une situation où je ne pouvais pas continuer à rembourser ? Est-ce que vous pratiquez le principe du partage des risques en cas de malheur ? En cas de pépin qui sera le propriétaire de l’appartement ?

    Banques "islamiques" ou pas, comme dit le proverbe, bien de chez nous, la nuit tous les loups sont gris.

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    Franchement, n’importe quel âne bougera ses oreilles avec un gros point d’interrogation au dessus de sa tête à la lecture d’articles ou conférences sur les banques "islamiques" et autres finances "islamiques".

    Tout le monde sait que la finance mondiale est gérée sur la base de la ribba  ! C’est quand même la Banque Mondiale, les grandes banques occidentales et le FMI qui gèrent. Or les principes de ces organismes sont fondés sur la ribba .

    Alors une question simple et merci de répondre :

    Comment imaginer une organisation financière dans ce monde pour ne pas échanger des biens financiers avec les banques qui font de l’argent sale de la ribba  ?

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    Leila,

    je ne vous ai pas oublié. Je vous ai répondu (désolé 3 semaines de retard) sur « Jalons sur la route vers un islam européen ».

    salamtations

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    abderrahman al moutawakkil a dit :

    « En fin nos interlocuteurs refusent de réponde aux questions dérangeantes du genre : que se passera-t-il si je me trouve dans une situation où je ne pouvais pas continuer à rembourser ? Est-ce que vous pratiquez le principe du partage des risques en cas de malheur ? En cas de pépin qui sera le propriétaire de l’appartement »

    Pourtant c’est sur ces points que la finance islamique pourrait se distinguer de la finance classique.

    Salam