Le concept d’islamisation de la science a-t-il un sens ?

Au programme aujourd’hui d’OummaTV, Nidhal Guessoum relate les débats contradictoires sur l’islamisation de la science qui ont lieu au XX e entre deux grands penseurs : Ismain Raji Al faruqi et Ziauddin Sardar. Auteur de « Réconcilier l’Islam et la Science Moderne. l’esprit d’Averroes » aux éditions Presses de la Renaissance, Nidhal Guessoum a travaillé au Goddard Space Flight Center de la Nasa (Etats-Unis), il est actuellement professeur à l’Université Américaine de Sharjah (Emirats Arabes Unis).

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Vendredi 30 Juillet 2010
Le concept d’islamisation de la science a-t-il un sens ?
12 septembre 2009

Au programme aujourd’hui d’OummaTV, Nidhal Guessoum relate les débats contradictoires sur l’islamisation de la science qui ont lieu au XX e entre deux grands penseurs : Ismain Raji Al faruqi et Ziauddin Sardar. Auteur de « Réconcilier l’Islam et la Science Moderne. l’esprit d’Averroes » aux éditions Presses de la Renaissance, Nidhal Guessoum a travaillé au Goddard Space Flight Center de la Nasa (Etats-Unis), il est actuellement professeur à l’Université Américaine de Sharjah (Emirats Arabes Unis).

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Nidhal Guessoum

Astrophysicien, a travaillé au Goddard Space Flight Center de la Nasa. Auteur avec Jamal Mimouni du livre « Histoire du Cosmos » édité en langue arabe, est actuellement professeur à l’Université Américaine de Sharjah (Emirats Arabes Unis).

Du même auteur, à lire sur oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article : Le concept d’islamisation de la science a-t-il un sens ?

19 septembre 2009
Reno a dit :
"La spiritualite a un role a jouer dans les decouvertes scientifiques." Cher UK, permettez-moi d’en douter. Dans la recherche scientifique, on ne prend jamais en compte l’hypothèse de l’existence d’un dieu. On réfléchit. Et les découvertes essentielles se sont accélérées curieusement à mesure que l’on s’éloignait de l’esprit religieux (croire sans preuve).
18 septembre 2009
portemine a dit :
Bonjour Sahmouna Merci pour votre réponse qui est très cohérente donc qui se lit avec une grande facilité. Nous sommes d’accord sur le fond. Mais sachez aussi que si nous ne l’avions pas été, je vous aurais lu avec autant de plaisir ! Cordialement portemine
18 septembre 2009
Nabhila a dit :

« Vouloir établir des contradictions entre les sciences de la nature et la religion prouve que l’on méconnaît l’une et l’autre de ces disciplines » Paul Sabathier Chimiste Français, Prix Nobel 1912

Mais il y a eu aussi Galiléo Gallilée qui subit le procès de l’église...

la Spiritualité et la foi ont tjrs été présentes chez les grands scientifiques..

18 septembre 2009
Nabhila a dit :

La spiritualité et la foi sont très présentes chez les grands scientifiques en tout cas, et sciences sans conscience etc.. « Vouloir établir des contradictions entre les sciences de la nature et la religion prouve que l’on méconnaît l’une et l’autre de ces disciplines » c’est une citation de Paul Sabathier, chimiste prix nobel en 1912.

Mais il y a eu aussi Galiléo Gallilée qui subit le procès de l’église...

17 septembre 2009
mulsulmane de France et Algerie a dit :

tres interressant . la culture generale c’est un point essentiel .il est souhaitable de connaitre l’islam et de connaitre les hommes de science

la vie des scientifiques et philosophes de haut niveau nous aide.

merci pour ce resume clair qui nous donne envie d’en savoir plus

le livre de Nidhal Ghessoum concilier l’Islam et la science moderne est un ouvrage precieux qui m’a pousse à chercher plus loin mes recherches . je vous le recommande vivement .

17 septembre 2009
Oumma.com-UKfan a dit :

La spiritualite a un role a jouer dans les decouvertes scientifiques. Il n’existe pas de science neutre, la demarche scientifique est le fruit de la societe dans lequel on vit. L’Histoire le prouve.

Les formules mathematiques complexes sont presentes dans les textes sacres vedics datant de 3000 ans.. Certains mathematiciens considerent que l’invention du Zero et des nombres negatifs sont le resultat de la metaphysique Hindoue.

Pythagore - le mathématicien et philosophe grec qui vécut au BC C 6 fut familiarisé avec les Upanishads et appris sa géométrie de base du Sutras Sulva. Une déclaration précoce de ce qui est communément connu comme le théorème de Pythagore se trouve dans le soutra Baudhâyana’s,

Comme la vision du monde des Upanishads,la cosmologie Jain considére l’espace et le temps comme illimités. Les mathématiciens Jain ont reconnu cinq différents types d’infinis : infini dans un sens, dans deux directions, en région, partout dans le monde infini et perpétuellement infini. Cela a conduit à un profond intérêt dans les très grand nombre et les définitions des nombres infinis. Permutations et combinaisons sont énumérés dans les soutras Bhagvati (3e C BC) et Sathananga Sutra (2e C BC).

Pour finir, une citation d’ EINSTEIN :

"Essayez de pénétrer avec nos moyens limités les secrets de la nature et vous verrez que, derrière toutes les lois perceptibles et les connexions, il reste quelque chose de subtil, intangible et inexplicable. Vénérer cette force au-delà de tout ce que nous pouvons comprendre, c’est ma religion. Dans cette mesure, je suis, en fait, religieux. "

16 septembre 2009
sahmouma a dit :

Salam portemine, voyons ne vous excusez pas, au contraire votre intervention enrichit et élève le débat. En lisant avec attention votre commentaire, je m’aperçois que l’on dit exactement les mêmes choses.. L’éclaircissement que vous faites au sujet de la notion d’universalité est juste.

Je n’ai pas défini ce terme mais lorsque je parle d’universel , c’est la premiére définition que vous donnez que j’ai à l’esprit, à savoir ces principes rationnels explicatifs (le comment) sur lesquelles peuvent s’unir tous les hommes quelque soit leurs cultures. Je vais essayer d’être plus précise, ce qui est universel ou commun à tous c’est la logique, ce logiciel humain qui fait qu’un hindou, musulman, athée, chretien s’entendent sur les mêmes choses et donc peuvent aboutir et partager les mêmes conclusions, qu’elle soit scientifique ou morale.

Cela dit, la logique répond clairement au comment mais guère au pourquoi, donc trancher sur la question du sens, c’est dépasser les données logiques, ainsi sur la question du sens, on ne peut mettre tout le monde daccord, pas d’universalité. Dans mon précedent message, je différencie la science (discipline qui répond au comment) de la métaphysique (discipline qui répond au pourquoi) . La science est universelle car elle repose sur la raison logique commune à tous, la métaphysique est relative car elle dépasse la logique ou si vous préférez la raison. Sur ce point on est daccord puisque vous dites : . « Pour ma part, je ne vois dans l’universel de la science que le partage par le plus grand nombre d’un même énoncé scientifique de l’univers. Autrement dit, la science ne constitue à mes yeux que la modalité d’appréhension du réel par la raison. Concepts, théorèmes, équations… »

Ainsi ce qui rapproche les hommes et fait l’unanimité c’est le « comment », le « pourquoi »de par son caractére transcendant devient relatif et différent d’une culture à une autre. C’est pour cette raison que le monde musulman partage avec l’humanité cette science universelle mais en revanche se doit de lui donner un sens, une méta qui lui est propre (donner du sens= pour moi faire de la métaphysique) . Ce qui est valable pour tous le monde, ce sont ces faits scientifiques qui reposent sur l’observation, l’experience (les sens) et la logique (lors de l’experimentation,si j’observe cela donc je tire telle ou telle conclusion). En revanche, l’ explication méta-physique du fait scientifique (le pourquoi) varie d’une civilisation à une autre, c’est pour cela qu’il ne faut pas confondre le fait scientifique d’avec le sens métaphysique que on lui confère.

Et là encore une fois on est daccord puisque on dit les mêmes choses avec des mots différents : « est-il dans la mission de la science de basculer dans une dimension interprétative ? Non qu’il ne faille pas interpréter, l’homme est libre de le faire et bien heureusement ! Mais la science est-elle le lieu pour poser cette interprétation, à savoir la mise en œuvre au sein de la création d’une Puissance en constant travail ? » C’est ce que je dis, je distingue la science de la métaphysique, l’homme lorsqu’il interpréte la science fait de la méta, faire cela c’est etre hors du champ scientifique et il doit en avoir conscience. Or un scientifique qui affirme que l’univers est le résultat d’une loterie hasardeuse fait de la métaphysique et plus de la science pourtant ce même scientifique va crier que il faut séparer la religion de la science. Or, il agit de la même manière que le religieux lorsqu’il interpréte un fait scientifique en affirmant que l’univers résulte d’une loterie hasardeuse, il se place du point de vue méta, du point de vue du sens. Je continue.. Or croire que l’univers résulte de la volonté de Dieu (vision déiste et religieuse) ou du hasard (matérialiste) est-ce contreproductif pour la science ? Est-ce dangereux pour la science ? Eh bien non, ce n’est pas le fait que le scientifique donne un sens religieux ou matérialiste à un fait scientifique qui est nuisible, c’est surtout le fait que dans la tête de ce scientifique comme dans celle d’un religieux, il y’a confusion, on croit faire de la science alors que on fait de la méta et vice versa. Si le scientifique sait differencier l’interprétation métaphysique du fait scientifique, il n’y a plus aucun probléme.

C’est pour cela que lorsque je lis le message de rose qui dit que la science doit se séparer de la religion, je me dis que elle n’a rien compris, ce n’est ni la religion, ni le matérialisme qui nuit à la science mais c’est un état d’esprit : confusion inconsciente entre science et méta (chez les religieux comme chez les athées) + esprit rigide et dogmatique (chez religieux comme chez athée) qui nuit à la science, ce sont ces raisons qui bloquent tout progrés scientifique.

Changeons cet état d’esprit et nous réussirons à sortir le monde musulman de sa léthargie or ce n’est pas en pensant bêtement que la religion en soi est dangereuse pour la science que l’on fait avancer quoique ce soit. Faire cela c’est établir un mauvais diagnostic, on greffe sur la religion quelquechose qui ne lui est pas intrinséque, c’est comme si j’affirmais que X atteint d’un cancer du poumon est malade car il posséde un poumon, mauvais diagnostic car ce qui est à l’origine du mal c’est la tumeur qui s’est greffé sur le poumon et non le poumon lui-même, il suffit de retirer la tumeur est le corps s’assainit or quelqu’un qui préconise de retirer le poumon ne risque pas de guérir X. Ce n’est ni l’islam, ni le matérialisme, ni l’atheisme ni aucune idéologie qui rend dogmatique, rigide,confus ou ignorant, ne jetons donc pas l’eau avec le bébé faute d’avoir mal saisi certaines choses. Quand vous écrivez : Mais alors, glisserais-je, si les hommes se retrouvent autour d’un même modèle explicatif (le comment), cela veut-il automatiquement dire qu’ils se retrouveraient aussi autour du sens à donner à ce modèle (le pourquoi) ? Et là, le pouvoir fédérateur de la science que vous prêtez à la science achoppe sur une limite. :

Le pouvoir fédérateur que je prete à la science, c’est l’union sur le « comment » et pas sur le « pourquoi » qui est de la métaphysique et pas de la science. Me tromps-je lorsqu’il me semble à la lecture de ce passage que vous entendez par « science » l’étude du comment et du pourquoi ? Si c’est le cas, notre désaccord repose sur la forme (un emploi différent des termes) mais le fond est le même.

Si vous arrivez au bout du message, vous avez du courage, j’ai été trés trés longue !

15 septembre 2009
Didier a dit :

A Moha,

Je réagis en fin de forum à votre message qui m’est adressé, enfin je suppose, puisque il est adressé à "Dedier". Vous y faites une comparaison très agressive et très personnelle entre le "musulman" et - je résume - "l’occidental-judéo-chrétien non croyant qui ne comprend rien au surnaturel" et que je suis supposé être.

Vu la qualité de la majorité des interventions par ailleurs qui montrent combien la réflexion et l’ouverture d’esprit existent partout chez les femmes et hommes de bonne volonté, je ne peux m’empêcher, tout en sachant que cela ne servira sans doute à pas grand chose, de vous donner un conseil d’un papy qui en a vu d’autres, comme on dit.

Faites attention à certains de vos propos. J’imagine qu’ils voudraient servir votre foi et vos convictions, mais je suis désolé d’avoir à vous le dire, ils les desservent complètement. L’image que vous donnez de l’Islam est pour le moins étonnante pour ne pas dire franchement rébarbative.

En outre, j’attire votre attention sur la dialectique de ce message. Imaginez qu’il vous soit adressé et que vous inversiez dans le texte "musulman" et "occidental" ou "judéo-chrétien". Vous pourriez, à juste titre, dénoncer son caractère plutôt raciste.

Je vous ne suivrais jamais dans cette négation de l’autre.

Excusez-moi de m’emporter, mais il arrive aux papys les plus placides de pas accepter les excès de langage.

15 septembre 2009
portemine a dit :

Bonjour Sahmouma, J’ai fait interférence dans votre discussion avec Didier, donc je vous dois de plates excuses et.... une réponse ! Car vous avez réagi à mon précédent message et je vous en remercie. J’ai fait une lecture attentive de votre post et je dois vous confier que je n’ai pas retrouvé dans la retranscription que vous en avez faite l’idée que j’ai essayé de transmettre. La logique voudrait que je reprenne mon premier message pour l’expliquer en d’autres termes, afin d’en restituer le sens autrement. Et puis je me suis dit que cette logique n’était peut-être pas la bonne. Qu’une explication vaudrait peut-être moins que la mise en relief de nos points de divergence, de ces lignes de fracture qui font que l’on peine à se rejoindre... Je vous livre donc ma réflexion qui prendre, vous le constaterez, plus la forme de questions que de réponses. Le tout étant de rester dans une démarche d’ouverture…

Dans mon précédent message, j’ai évoqué la question du sens, dans son acception existentielle. Votre réponse l’a éludée sous cette forme. De ce fait, cette notion est réapparue, à un autre endroit que celui où je l’avais posée et sous un vocable nouveau, celui d’ "universel". Ce qui n’est pas sans conséquences. Extrayant de la science cet universel « renfermé par elle », vous faites incidemment occuper à ce dernier la place de produit de la raison scientifique. Or, l’universel,compris sous la forme du sens, peut-il être enfermable dans la raison ? Ne la dépasse-t-il pas ?

Vous écrivez que cet universel représente un savoir et des valeurs communes. Pour ma part, je ne vois dans l’universel de la science que le partage par le plus grand nombre d’un même énoncé scientifique de l’univers. Autrement dit, la science ne constitue à mes yeux que la modalité d’appréhension du réel par la raison. Concepts, théorèmes, équations… Or, les valeurs, sont-elles un produit de la raison ? Ce qui vaut, en terme de Bien, peut-il être appréhendé par une rationalité scientifique ? La question mérite d’être posée.

Vous poursuivez : « Je pense que la science est un bon moyen d’apprendre aux hommes que l’universel qu’elle renferme est capable de les unir. » Et là, je suis totalement perplexe. Car la compréhension de cette phrase dépend entièrement du sens que vous donnez au mot universel. Et pour moi, ce n’est pas clair. Néanmoins, je tente deux hypothèses : Soit vous désignez par universel le même principe explicatif des lois naturelles à l’œuvre partout dans le monde et en ce cas, vous pensez que les hommes peuvent s’unir sur une même compréhension des phénomènes physiques et anthropologiques (au sens le plus large). Mais alors, glisserais-je, si les hommes se retrouvent autour d’un même modèle explicatif (le comment), cela veut-il automatiquement dire qu’ils se retrouveraient aussi autour du sens à donner à ce modèle (le pourquoi) ? Et là, le pouvoir fédérateur de la science que vous prêtez à la science achoppe sur une limite. Soit vous désignez par universel la question du sens, ou pour le moins ce qu’on désigne outre-atlantique comme le Dessein intelligent, (et en ce cas, Universel eut mérité une majuscule), ce qui nous donnerait la phrase suivante : « Je pense que la science est un bon moyen d’apprendre aux hommes que le Dessein intelligent qu’elle renferme est capable de les unir. » Et alors, je ne peux que réagir : est-il dans la mission de la science de basculer dans une dimension interprétative ? Non qu’il ne faille pas interpréter, l’homme est libre de le faire et bien heureusement ! Mais la science est-elle le lieu pour poser cette interprétation, à savoir la mise en œuvre au sein de la création d’une Puissance en constant travail ?

Je viens de vous livrer quelques-unes des réflexions qui me sont venues à l’esprit. J’ai beaucoup interrogé la place que vous faites occuper à la raison et à la science chez l’homme. Je m’excuse pour la longueur mais sur des sujets pareils, il est difficile de ne pas développer ! J’espère que mon message n’en aura pas pour autant perdu en clarté. Je vous en souhaite néanmoins bonne lecture et vous laisse poursuivre le débat qui de toutes façons a vocation à rester totalement ouvert, inch Allah. Bonne réception

15 septembre 2009
sahmouma a dit :

@rose

Personne ne la confond, à part toi qui avec ton esprit etriqué n’a toujours pas compris que la religion n’est pas capable de nuire à la science ni l’inverse. Franchement ca devient navrant de lire encore des gens qui se complaisent dans ce schémas de confrontation entre science-religion sans avoir vraiment réfléchi au probléme.

14 septembre 2009

A la respectable Rose,

Peut être comprendriez vous mieux avec des exemples :

En science économique, il y a ce qu’on appelle le PIB (produit intérieur brut) indicateur de mesure de "richesse". C’est un indicateur comptable, avec des statistiques.

Or depuis quelques années, on ne cesse de parler du "développement durable" (Rapport Brundtland), Culb de Rome, Protocole de Kyoto etc. On commence à critiquer vivement l’indicateur PIB, car celui ci comptabilise les productions mais ne comptabilise les déstructions, conséquences négatives des productions. Comme la pollution des eaux et de l’air...qui induisent des consultation cvhez les médecin, et donc une double création de richesse. Alors que ce n’est pas le cas, car il y a bien destruction.

Face à cette imprefaction de l’indicateur PIB, un indicateur avec des chiffres uniquement (il mesure la croissance économique), des intellectuels, scientifiques commencent à s’interroger sur ce qu’est véritablement la richesse ("qu’est ce que la richesse ? Dominique Méda, "reconsidérer la richesse" Patrick Vivret, etc).

Dont les propos sont d’ordre éthique...d’où la religion qui n’est venue que entretnir chez l’homme sont côté éthique...moral dans un système de pensée qu’on appelle religion.

Et on peut systématiser scientifiquement (c’est à dire avec des chiffres) des indicateurs de richesse éthiques. Et là je vous invite à lire "les nouveaux indicateurs de richesse" de Florence Jany Catrice et Jean Gadrey. Ils y développent des indicateurs comme "l’emprunte écologique" pour mesurer l’impact de la croissance éconpomique et des activités humaines sur notre chère planète ; et des indicateurs relatifs à la santé soiale "ISP" ; indicateur de pauvreté humaine "IPH" ; indicateur de développement humain "IDH" ; et enfin, sans être exhaustif, le baromètre des inégalités et de pauvreté "PIB 40", ironie du PIB et du CAC 40.

Tous ces nouveaux indicateurs reflètent le côté essentiellement et profondément moral de l’être humain, et notre capacité à lui donner forme et rigueur...c’est à dire scientifiquement, car ces indicateurs de richesse sont scientifiques.

Sans éthique ces nouveaux indicateurs auraient été impossibles.

Je finis par un verset même si vous avez l’air de ne pas comprendre cette langue, je n’en suis pas responsable, je dois insister :

"La corruption est apparue sur la terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains" (Arrûm, 41)

Un verset qui peut inspirer les fan d’écologie.

Salam Mouhib

14 septembre 2009
Rose a dit :
Ne confondez pas la science et la religion : les deux n’ont rien à voir. Ce n’est pas la religion qui a permis à l’homme de marcher sur la lune...
14 septembre 2009
moha a dit :

@ tarik : Si on prend par exemple sourate annahl (les abailles) ; où Allah ordonne aux abeilles malgré leur handicap puisque elles ne voient pas ; d’aller en montagne butiner de toutes sortes d’arbres et plantes (médicinale) pour en produire un liquide plein de bienfait pour l’humanité ! c’est ce que l’homme à imiter en allant chercher ces plantes pour en produire les médicaments ! Si vous prenez tous les aliments qu’Allah a mentionner dans le Coran ( le figues - olives - raisin - fèves - lentilles - oignons - ail et ect ect... !) si vous les analyser vous trouverez en chacun des vertus de bienfait pour la santé ! Aussi si vous observer l’être humain comment il est fait , vous allez admettre que c’est une créature extraordinaire ! et Allah nous rappelle que la création de la terre , les cieux , les océans , les étoiles et toutes ces galaxies et planètes qui se trouve dans l’univers et beaucoup plus important que la création de l’homme (Adam)

Le Coran n’est pas un livre scientifique proprement dit comme le prétendent certains , mais un livre dont Allah nous livre des petits signes sur des sujets divers ; et puis nous invite à faire des recherches pour les comprendre , afin d’arriver à reconnaitre sa majestueuse divinité ! ان الله يعلم و انتم لا تعلمون صدق الله العظيم Allah sait , et vous vous ne savez rien ( sauf ce qu’il veut que nous sachions ) Islamiser la science ne veut dire que la rendre humaine , comme d’ailleurs on veut islamiser aujourd’hui l’économie mondiale , puisque la morale humaine athée à échouer et ruiner le monde , et ce n’est qu’un début ! Sans l’Islam le monde va à sa perte qu’on déplaise aux islamophobes de tout poils d’ici et d’ailleurs ! و الله اكبر

14 septembre 2009
moha a dit :
@ nora : Devant nous c’est l’incertitude ; et derrière nous c’est tout un passé de la morale et de l’éthique . pour ceux qui regardent derrière eux comme vous dite ; ce n’est pas pour revivre comme dans le passé ; mais qui essayent de retrouver ces valeurs qui nous échappent chaque jour davantage . Nous ne sommes pas des passéistes ; mais des gens qui craignent les dérives dans lesquels la modernité nous conduit ! on sait d’où on vient ; mais pas où on va !!!
14 septembre 2009
sahmouma a dit :

@Didier

Votre remarque est trés juste, on ne peut réduire ni l’occident ni l’orient à une idéologie, ce sont des civilisationss plurielles avec des courants de pensée, idéologies, religions divers et variés. Je vous rejoins sur le caractére universelle de la science qui permet de réunir et féderer des cultures differentes de par le monde. Il y’a aussi au delà de la science, des choses universelles comme l’éthique qui transcende les cultures et relie les hommes et c’est sur ce genre de valeurs communes que chaque civilisation doit se rapprocher de l’autre. Musulmans, athées, hindous, chretiens, juifs aspirent tous aux mêmes principes éthiques. C’est en construisant des ponts reposant sur de l’universel que l’on réussira à relier les cultures et civilisations diverses. Enfin concernant nidhal guessoum, je pense sincérement qu’il fait parti de ces musulmans qui cherchent à unir plutot que à désunir les peuples, son livre en témoigne. Voilà c’est vraiment un plaisir de discuter avec vous car l’on sent en lisant vos commentaires que vous faites parti de ceux qui préfère contribuer à construire ces ponts plutôt que s’amuser à les détruire.

@musulmane de france

Merci, vous avez raison l’écoute et l’échange est ce qui permet aux hommes d’avancer, alala si tout le monde pouvait etre ainsi, on éviterait bien des miséres.

@portemine

Vous demandez : "Donc, certes, l’on peut se retrouver, mais jusqu’à quel point ? Et avec quelles différences ? Gageons donc ensemble que ce n’est pas la science qui nous fera nous retrouver mais le respect."

Il ne s’agit pas de se retrouver en effaçant toutes les différences, il s’agit de s’unir sur de l’universel (le savoir, des valeurs communes) et accepter que autour de cela il y’ai des différences, c’est là que le respect est nécessaire. Je pense que la science est un bon moyen d’apprendre aux hommes que l’universel qu’elle renferme est capable de les unir. Mais le respect comme vous le dites est une condition nécessaire pour une entente entre les peuples.

13 septembre 2009
Noha a dit :

Bien sûr que non à moins de se retrouver dans une impasse. Le monde évolue. Il l’a toujours fait et on regarde devant ou derrière. Certains enfouissent leur tête dans les souvenirs d’un passé mythique mais depuis longtemps disparu.

Science et religion sont deux choses différentes. La religion repose sur un besoin de croire malgré un manque de preuves, la science recherche les preuves pour permettre de croire. Que de temps et d’énergie perdus, non ?

13 septembre 2009
didier a dit :

Aux intervenants qui ont réagi à mes propos.

Je vous remercie de la qualité et de vos interventions et de la patience que vous témoignez à expliquer vos idées et points de vue.

Je ne peux pas être en désaccord avec vous, car votre définition de la science est beaucoup plus large que la mienne, et sans doute avez-vous raison. Votre définition s’appuie sur des considérations notamment philosophiques puissantes que je n’intégrais pas dans mon intervention.

Effectivement, je réagissais plutôt aux exemples cités par l’auteur, cosmologie, biologie et anthropologie, qui sont, à mon petit niveau, des sciences techniques d’investigations, d’analyses et souvent expérimentales.

Je sais que dans ces sciences spécifiques s’entrechoquent et parfois s’opposent des conceptions du monde où peuvent intervenir des principes religieux (je ne dit pas spirituel, mais religieux).

Donc mon intervention était lié à cette très ancien rapport de forces entre science et religion (au sens structures du terme). Aucune religion n’y a échappé vraiment, et les religions chrétiennes e, particulier ont fait beaucoup de chasses au sorcières sur ce sujet.

Dans les domaines scientifiques (plus réduits que ceux de la connaissance globale), je trouve admirables les équipes multinationales, multiculturelles, qui en plus, aujourd’hui, échangent les travaux avec les autres équipes sur la planète dans une sorte de pot commun de l’humanité.

C’est donc un regard plein d’optimisme que je porte sur cette sorte de début de "fédération scientifique" humaine et une inquiétude quand je vois des tentations de partition, soit pour des raisons militaires (très présentes, politiques ou religieuses.

Mais cela n’empêche pas, à mon sens, de garder toute son interprétation sst d’une autre dimension, dans le sens dimension impossible à l’homme de visualiser ou de représenter.

Mais encore une fois, félicitations pour votre culture et votre pondération. Cela fait du bien de temps en temps...

13 septembre 2009
portemine a dit :

A Didier,

Je viens de lire votre message adressé à Sahmouna. Je me permets de me mêler à la discussion, ce qui fait de moi un malappris, ce dont je m’excuse par avance auprès de vous deux....

Vous écrivez :"De ce fait, je crains (à tort peut-être) que l’auteur souhaite qu’éclose une partition scientifique entre l’Islam et tous les autres regroupés sous les vocable "d’occident".

Je dirais que la partition scientifique a toujours existé. A plus d’un moment de l’histoire (surtout récente), les scientifiques se sont livrés concurrence... La dissension est un invariant de l’histoire (tout comme la réconciliation), et ceci indépendamment de l’objet sur lequel elle se greffe et/ou dont elle se sert ( science, territoire, religion...)

"Pour ma part, je pense que les sciences font partie de ces domaines fédérateurs sur lesquels l’humanité toute entière peut se retrouver." Je nuancerais beaucoup : se retrouver sur une même dimension explicative du monde (scientifique) peut se faire et cela se pratique déjà à l’échelle internationale. Maintenant, de cette démarche explicative, partageable au niveau de l’humanité toute entière, ne découle pas de réponse universelle à la question du sens, posée en substance et à laquelle nul ne peut échapper.... Donc, certes, l’on peut se retrouver, mais jusqu’à quel point ? Et avec quelles différences ? Gageons donc ensemble que ce n’est pas la science qui nous fera nous retrouver mais le respect.

"Toute partition, même dans la dimension spirituelle peut mettre à mal cette universalité et cette force fédératrice." L’expression "la partition dans la dimension spirituelle" ne recouvre aucune réalité. La spiritualité est l’exploration de la question du sens dans le retour vers l’unité. La division, ou partition, n’a pas de place dans la spiritualité, ou alors sous la forme du multiple, qui recouvre une réalité différente....Tout cela pour dire qu’il n’y a rien à craindre d’une spiritualité authentique. Car nous sommes là dans les degrés supérieurs....

Maintenant, je m’éclipse....

13 septembre 2009
tariq a dit :

Voici quelques réflexions complémentaires sur le thème que j’ai développé dans ma précédente intervention :

- Une même expérience scientifique ne donne pas des résultats différents, en fonction de la religion des savants qui la conduisent, ou des observateurs. De même, un médecin ne fait pas un diagnostic différent du mal d’un patient, en fonction de sa religion ou de la religion du patient (sauf si les pratiques religieuses du malade ont un effet sur son état de santé).

Par contre, les interprétations qu’on peut donner aux mêmes faits et données scientifiques peuvent diverger de manière considérable, du fait de nombreux facteurs. C’est ce qui explique que la science progresse à petits pas, et qu’on met beaucoup de temps à discerner les vrais facteurs explicatifs dont il faut tenir compte, dans une expérience.

- Quand on parle de la science « neutre » par rapport à la culture des savants, à leur religion, etc., on parle évidemment d’une science idéalisée, telle qu’elle devrait être. Mais, les hommes étant ce qu’ils sont, et non ce qu’ils devraient être, il existe des exemples innombrables de situations où cela ne se vérifie pas. Ce sont les interprétations des données scientifiques qui posent donc problème, parfois.

Par exemple, on essaie de justifier le racisme, en disant que l’expérience scientifique prouve que le quotient intellectuel d’un Noir est inférieur à celui d’un Blanc. Puis, vient le moment où on se rend compte que c’est l’expérience scientifique qui est viciée à la base, parce que la méthode de calcul du quotient intellectuel d’un Noir et d’un Blanc américain doit se faire sur des bases différentes (parce qu’ils sont élevés dans des environnements différents, ont un vocabulaire différent, etc.).

Ou bien, on affirme sereinement que les capacités intellectuelles de la femme sont inférieures à celles de l’homme, etc. en oubliant que les femmes obtiennent, partout dans le monde, de meilleurs résultats scolaires que les hommes, par exemple.

- La science devient souvent « dogmatique » pendant une période donnée, sur une question donnée, refusant toute discussion et tout changement. Comme les études l’ont démontré, ce sont souvent les savants les plus innovateurs qui deviennent ensuite les protecteurs les plus dogmatiques de leurs innovations, empêchant toute innovation nouvelle qui pourrait venir remettre en cause leurs contributions et réduire leur prestige et leur position dans la communauté scientifique.

Aujourd’hui, les savants usent d’une position dogmatique en ce qui concerne la théorie de l’évolution biologique. Ils lui font dire beaucoup plus qu’elle ne peut dire, ils présentent de manière péremptoire des conclusions qui ne sont pas scientifiquement fondées, mais ne reflètent que les opinions des leaders de la communauté scientifique, sur la base d’une culture scientifique « encadrée » en ce domaine.

Mais, la science est toujours passée par de telles situations, et s’en est sortie à plus ou moins long terme, parce que des esprits neufs finiront par remettre en cause tous les préjugés, tous les a prioris, pour présenter une nouvelle explication qui cadre mieux avec les véritables données scientifiques étudiées.

13 septembre 2009
Aldebaran a dit :

"vous ne comprenez ni le concept ni le sens de l’exposé ; puisque vous n’êtes pas musulman ! Toute votre façon de voir et d’analyser les choses sont façonné" :

L’éducation religieuse dès la naissance ne façonne-t-elle pas l’esprit ? Et la prière répétive n’amène-t-elle pas un conditionnement... ? Le cerveau est là pour s’en servir.

13 septembre 2009
musulmane de France Algerie a dit :

bonjour et Salem à tous

merci à Sahmouma pour votre reponse . cela m’a oblige à revoir la video et mon point de vue . en fait le tout est d’admettre que l’on peut apprendre par les autres par l’echange ....

Reno pourquoi nous l’avons fait ! NE PAS TOMBER DANS LE PIEGE DE LA CONFRONTATION sans argument scientifique cela ne nous fait pas avancer mutuellement . je prone l’echange de nos connaissances en restant humble

pour Abdelmalek on verra dans l’au dela vous ecrivez est ce une preuve scientifique ? est ce que nous n’aurions pas interet à plus nous documenter plutot que de menacer . il est dommage de ne pas saisir cette possibilite de douter de vos connaissances .

13 septembre 2009
Mouhib a dit :

Aux respectables Didier et Reno,

Didier,

Des hommes de l’intellect qui ont influencé la science moderne n’ont pas exclu le fait que la science doit partir de principes a priori : ce que Aristote qualifiait de "prémisses" dans les "démonstrations scientifiques" ("cf seconds anayltiques"). En sciences sociales, le père de la sociolgie mderne (occidentales), August Comte, écrivait dans ses cours de philosophie positive que malgré la scentificité de la sociologie, celle ci part d’une "théorie" avant d’observer les faits sociaux. Le sociologue ne va jamais sans a priori sur le terrain. Même si certains sociolgues ont essayé de nous faire croir le contraire (comme Emile Durkheim). Kant aussi, dans sa critique de la raison pure, a dit clairement que nous ne connaissons des choses que ce que nous y mettons de nous mêmes (en parlant de nos catégories de l’entendement. Il reste à savoir si ses cétégories de l’entendement sont innée ou construites). Et beaucoup d’autres non musulmans ont été plus radicaux que ces derniers, je pense par exemple à Paul "Feyaraband" (cf. contre la méthode).

Quand aux "sciences dures", comme je l’ai déjà dit, la science experimentale part d’abord de "conjectures", ensuite d’"hypothèses", etc. Le positivisme tel qu’on nous l’enseigne n’existe pas. Voilà pour quelques éléments épistémologiques (je vous invite à lire la formation de l’esprit scientifique de Bachelard, un non musulman me semble-t-il lol, vous y verrez que la science moderne reste à désenchanter).

Enfin quand à la question de l’occident, il serait naïf de votre part de croire que la science n’est pas influencée par la culture de l’environnement qui l’entoure. Et je parle en tant qu’occidental, mais je garde mon esprit critique. L’occident a une histoire, pas toute rose, il ne faut pas ae nier. Et la rupture n’est probablement pas pour aujourd’hui. Hélas !

Réno,

Sachez que les sciences religieuses se sont développées essentiellement par des non arabes. Il faut lire la section de l’introduction d’Ibn Khaldoun où il constate que les sciences religieuses sont développées par les non arabes.

PS : Excusez moi d’avoir rédigé mon commentaire à la va vite, je suis dans un cyber (je n’ai pas l’habitude de rédiger mes commentaires sur des sujets sérieux dans un cyber café).

Salam

Mouhib

13 septembre 2009
Didier a dit :

A Sahmouna,

Merci pour vos éclaircissements très structurés. Je comprends mieux la thèse si c’est bien cela voulait résumer l’auteur.

J’aime le mot universalité que vous employez.

Je comprends que chaque philosophie, chaque idéologie, chaque religion, peut interpréter la science universelle selon ses critères et ses finalités. Cela n’est ni contradictoire, ni sans utilité.

Ceci étant, je me demande toujours pourquoi il faudrait distinguer le monde occidental du monde islamique dans ce domaine comme dans un autre. Que l’on compare la vision d’une religion à la vision d’une autre, je peux le comprendre, mais en l’occurrence, "l’occident" n’est ni une religion ni une idéologie ni une conception, et le monde scientifique ne connaît pas cette dénomination.

De ce fait, je crains (à tort peut-être) que l’auteur souhaite qu’éclose une partition scientifique entre l’Islam et tous les autres regroupés sous les vocable "d’occident".

Pour ma part, je pense que les sciences font partie de ces domaines fédérateurs sur lesquels l’humanité toute entière peut se retrouver. Toute partition, même dans la dimension spirituelle peut mettre à mal cette universalité et cette force fédératrice.

Mais ne serait-ce pas l’objectif réel ? J’espère très sincèrement que non.

Merci encore pour votre analyse étoffée et structurée.

13 septembre 2009
abdelmalik a dit :
la science de mon avis vient en aide dans la religion musulmane,plus cette science fait des recherches et plus l’islam se met a l’aise pour tout citoyen du monde grace aux recherche de la science,donc nous profitons de ces progrés et la science profite de son orgueil d’insignué que nous progressons pas nous les musulmans,dans l’audela on vera qui a fait des progrès.
13 septembre 2009
moha a dit :
@ Dedier : c’est normal que vous ne comprenez ni le concept ni le sens de l’exposé ; puisque vous n’êtes pas musulman ! Toute votre façon de voir et d’analyser les choses sont façonné , à tel point que ; tout ce qui ne correspond pas à la vision occidentale des choses est négative sinon absurde ! L’esprit de l’homme moderne occidental baigné dans la civilisation judéo-chrétien ; s’émerveille devant les objets issu de la technologie crée par l’esprit humain ; alors qu’il ignore complétement le créateur de ce même esprit humain ! ce qui veut dire , que l’esprit moderne ne comprend que ce qu’il voit et ce qui est palpable ! alors que le musulman lui , essaie de comprendre le monde de l’invisible et la force surnaturelle et extraordinaire qui les crées et domine ; tout en croyant comme l’homme moderne à des choses visibles et palpable . Donc le musulman à un avantage certain sur les autres dans la recherche et la compréhension du monde et de l’univers ; et cela n’est à la porté qu’a des gens doués d’une intelligence certaine comme le dit exactement Allah dans le livre saint le Coran !
13 septembre 2009
sahmouma a dit :

@didier et musulmane de france..

je pense que vous ne comprenez pas le discours de nidhal guessoum, c’est vrai que le terme "islamiser la science" est inopportun mais il ne s’agit pas d’enfermer la science ou de lui faire suivre une direction religieuse. Je répète ce qui a été dit dans la vidéo, la méthodologie scientifique est la même, elle est universelle. Un scientifique hindou, chretien, athée, musulman fait la science de la même manière en revanche sa vision du monde ou dirai-je plutôt sa métaphysique différe.

Croire que le progrés necessite une séparation stricte entre science et religion est aussi ridicule que penser que la religion est seule capable de faire progresser la science. Ce sont deux visions erronées car la métaphysique(ex:theisme, deisme, atheisme, agnosticisme...)n’est pas capable de changer le contenu de la science. Le savant grace à une méthodologie scientifique rigoureuse découvre un fait et c’est ensuite que des conceptions métaphysiques viennent interpréter ces données scientifiques. Il est donc faux de croire que parceque l’on est musulman, athée ou chretien alors les résultats scientifiques differeront. Les outils sont les mêmes, c’est seulement les conceptions qui changent.

La sclérose du monde musulman n’est pas due à l’islam ou le progrés occidental au matérialisme athée, ce sont des préjugés archifaux. Si l’occident a progresser, c’est parceque l’independance de la science vis à vis de l’autorité, du dogme a pu s’opérer (cette autorité dogmatique fut chretienne mais si elle aurait été athée, deiste..le résultat aurait été le même). Bref, tout cela pour dire que le poison du monde musulman, ce n’est pas la religion, ce n’est pas elle qui est la cause de l’état pitoyable dans lequel il se trouve mais c’est plutot cet esprit rigide, dogmatique, contraignant qui vient des hommes et non d’une idéologie, une idéologie ne pense pas, elle se donne à penser, ce sont les hommes qui la saisissent de telle ou telle maniére, donc changer un état d’esprit et vous changerai un monde.

le monde musulman grâce au travail d’intellectuels doit :

- libérer la pensée, ne plus lui imposer de limites. ex : je suis musulmane mais cela ne m’empêche pas dans mon domaine d’études, d’envisager telle ou telle hypothése qui va à l’encontre de l’existence divine, envisager, imaginer ce n’est pas prendre position ou affirmer. Il faut differencier la liberté de pensée du positionnement. C’est cette prise de conscience qui sauvera le monde musulman. Dès que l’on s’interdit de penser librement alors on recule, c’est valable pour le monde musulman et le monde occidental. D’ailleurs une certaine rigidité d’esprit est en train de s’installer en occident, un certain dogmatisme scientiste s’impose et interdit ou du moins rend difficile le developpement d’une pensée non matérialiste qualifiée d’obscurantisme pour mieux être abattue, avec un tel discours qui contraint et délimite la pensée pas compliqué de voir qui sont les vrais obscurantistes dogmatiques.. Je conseille à tout le monde le site de Jean Staune qui lutte contre cette nouvelle forme de autorité dogmatique.

- Ensuite établir une dissociation entre métaphysique et science, chacune a son rôle, chacune est independante. Attention, dissociation ne veut pas dire séparation, elles peuvent cohabiter, il ne s’agit pas de mater l’une au profit de l’autre. Ainsi, le monde musulman comprendra que l’on ne rejette pas la science occidentale, elle est universelle en revanche la conception matérialiste qui l’accompagne reléve de la méta, le monde musulman peut la rejetter et la remplacer par sa métaphysique. Car la science n’implique pas une méta particuliére tout comme la méta n’implique pas une facon de faire de la science. C’est ce que j’appelle l’indépendance de l’une par rapport à l’autre. Je pense que c’est de cela que parle mr guessoum lorsqu’il dit que une civilisation c’est comme une voiture, la carosserie est la même c’est juste les roues qui changent autrement dit la méta qui différe. Le monde musulman n’a pas besoin de copier le modéle méta-science de l’occident pour avancer, il lui suffit d’assimiler la science universelle et de l’accompagner de sa méta, c’est ainsi qu’il progressera.

12 septembre 2009
tariq a dit :

Que veut dire « Islamiser la science ? » Il y a plusieurs réponses possibles à cette question.

Première démarche :

Cela signifie-t-il que la seule science à utiliser par les musulmans est la science contenue dans le Coran ? On peut identifier dans le Coran tous les versets qui traitent de questions à caractère scientifique (telles que celles traitant d’astronomie, de la nature, des êtres vivants, etc.).

Peut-on se contenter de ce que le Coran dit sur ces questions, et considérer que cela suffit aux hommes pour régler toutes les questions que la science leur permet de régler ? La réponse est clairement négative.

En effet, le Coran n’a pas pour but d’être un manuel de science, ni d’enseigner la science aux hommes. Le Coran traite de questions relatives à la piété, à l’obéissance à Dieu, etc. Il établit également certaines règles de base pour faciliter la vie des hommes en société. Mais il n’enseigne aucune matière scientifique, qu’il s’agisse d’agriculture, de médecine ou d’astronomie, par exemple.

Tous ceux qui écrivent des livres entiers sur les connaissances scientifiques contenues dans le Coran ne traitent que de manière très superficielle du domaine scientifique concerné. Par exemple, il y a de nombreux livres traitant de l’astronomie dans le Coran. Mais, on ne peut pas prétendre qu’on maîtrise les questions d’astronomie, si tout ce qu’on en sait, ce sont les versets coraniques relatifs à ce domaine.

Ainsi, par exemple, les musulmans ne peuvent pas utiliser les versets coraniques pour établir un calendrier basé sur le calcul astronomique, alors que cet outil a été perfectionné il y a 3000 ans, du temps des Babyloniens, soit plus de 15 siècles avant l’ère musulmane. De même, les musulmans ne peuvent pas développer une capacité scientifique pour aller sur la lune, basé sur les versets coraniques.

Alors, peuvent-ils considérer qu’on peut se passer de la science, telle qu’elle a été développée par des dizaines de milliers de grands savants, pour se contenter des versets coraniques comme englobant toute la connaissance scientifique ?

Deuxième démarche

On peut identifier dans le Coran tous les versets qui traitent de questions dont la science traite également. On peut comparer ce que le Coran dit, à ce que la science dit sur les mêmes points. Il peut y avoir agrément, comme il peut y avoir divergence.

En cas de divergence, il s’agit de voir si ce que la science dit relève de choses parfaitement établies, et qui ne seront revues que de manière marginale à l’avenir, ou s’il s’agit de simples hypothèses, susceptibles d’être profondément révisées à l’avenir. (Disons, à titre indicatif, que 70 à 80 % des connaissances scientifiques font l’objet de révisions approfondies dans le quart de siècle qui suit leur établissement, et continuent d’être révisées de fond en comble tous les 25 ans.)

S’il s’agit de faits scientifiquement établis depuis plusieurs décennies, et qui ont déjà fait l’objet de révisions approfondies à de nombreuses reprises, les rapprochant de ce qu’on peut considérer comme un état de validation très avancé, ce sont ces faits qui priment par rapport aux propositions contenues dans les livres religieux de référence.

C’est la conclusion d’Ibn Rushd (Averroes) qui a étudié cette question de manière approfondie, il y a 10 siècles, dans son livre (Fasl al maqal : le discours décisif). D’après lui, lorsqu’on se trouve dans une telle situation, il faut se demander si l’interprétation qui a été donnée aux versets coraniques n’est pas erronée, ou inappropriée, ou inadaptée.

Il faut réexaminer cette interprétation, à la lumière des connaissances scientifiques établies et d’autres versets coraniques portant sur des questions similaires, pour dégager l’interprétation qui est à la fois conforme à la science et au Coran. D’après Ibn Rushd, on la trouvera très probablement.

Dans cette démarche, on n’islamise pas la science, on coordonne les propositions scientifiques et les propositions contenues dans les livres de référence religieux, on s’assure de leur compatibilité.

Troisième démarche

Il y a beaucoup de gens qui cherchent à démontrer la véracité de leurs livres de référence religieux, qui auraient présenté des concepts scientifiques de pointe des siècles avant leur découverte par les savants. Je ne crois pas que quiconque ait jamais présenté une démonstration concluante de cette proposition.

Les livres religieux reflètent souvent les connaissances scientifiques de leur temps, parce que Dieu s’adresse aux hommes en des termes qu’ils peuvent directement comprendre, et non en des termes qu’ils ne pourront comprendre que 1000 ans après la Révélation, par exemple.

Ce qui est certain, c’est que la science ne peut pas démontrer que la religion est vraie, ni qu’elle est fausse. Elle ne peut démontrer que la justesse ou l’erreur d’une proposition spécifique contenue dans les textes de référence religieux d’une communauté donnée.

Lorsqu’il s’avère qu’une proposition religieuse n’est pas conforme à la vérification expérimentale et n’est pa validée, cela ne veut pas dire que toute la religion s’effondre pour cette raison. Cela veut dire seulement que cette proposition n’est pas conforme aux résultats de l’analyse scientifique bien conduite.

La religion ne peut pas, non plus, démontrer que la science est fausse, en utilisant des arguments d’ordre religieux. Mais, des hommes religieux peuvent s’intéresser à des propositions scientifiques déterminées, et démontrer qu’elles sont erronées, mais en utilisant la méthodologie de la science (qu’ils peuvent même améliorer).

Conclusion

La religion et la science traitent de questions relevant de domaines différents, et qui ne se recoupent pas, malgré les apparences (ou de manière tout à fait marginale). Il ne peut y avoir une science différente pour chaque communauté religieuse (maya, chinoise, buddhiste, sikh, taoiste, catholique, protestante, mormonne, musulmane sunni, musulmane chi’ite, ismaëlienne, etc.).

Les croyances religieuses se comptent par milliers, chaque communauté petite ou grande pouvant avoir ses propres croyances, mais la science est la même pour tous les êtres humains, quelle que soit leur situation géographique, leur race, etc.

La connaissance scientifique est complètement neutre par rapport aux croyances religieuses des êtres humains, et doit nécessairement l’être. Elle n’a pas à prendre position sur les croyances humaines, car elle sort alors de son domaine de compétence, et ce qu’elle dit relève alors de la simple opinion, comme tout homme en a. Mais, cela n’a plus rien à voir avec la connaissance scientifique.

12 septembre 2009
Rachid Zani a dit :
Peût-être Didier faut il entendre par concept : la "paternalisation" de la science par la religion et ici l’Islam en l’occurrence. la laïcité par exemple a banni l’influence religieuse dans la recherche du savoir. L’homme a un besoin inné de chercher la connaissance seulement il ne connait pas ses limites ,quelle autre meilleure protection que la conscience religieuse pour ériger en grandeur les fruits de ses découvertes ?
12 septembre 2009
musulmane de FRANCE ALGERIE a dit :

en reponse à Mouhib merci d’avoir fait l’effort de completer votre reponse vous ecrivez la science moderne se montre très souvent et malheureusement arrogante

la science moderne est à definir

le mot malheureusement arrogante meme si cela est vrai sort de notre cadre de discussion car on se veut scientifique et raisonnement scientifique sans meler les sentiments. le livre de Nadhil Ghesssoum repond en partie à nos interrogations . il separe nos croyances meme nos croyances sur l’’interpretation des textes de l’ISLAM de la sciente demontree par methodes scientifiques raisonnees .

pour Didier concept islamisation de la science cela est reducteur au sens croire faussement que les sciences passent par l’islam en raison de certaines references dans le Coran à propos du cosmos de l’"embryologie de la nature .....

12 septembre 2009
Reno a dit :

Tiens du raisonnable enfin : "cette tentative souvent rencontrée dans l’histoire des religions de vouloir encadrer la science répond à la crainte que les découvertes mettaient à mal la lecture littérale des écrits saints" (Didier).

Les religions n’aiment pas la science : celle-ci remet en cause le cadre étroit, local et daté, qu’elles ont fabriqué et qui garantit leur pouvoir. Pas de honte : les systèmes de pensée religieuse n’aiment pas qu’on pense autrement. Au cas où il y aurait une erreur...

L’Islam légendaire reprenant puis développant la science des Grecs ou des Perses est un lointain souvenir. Etait-ce, à aux alentours du 12e siècle, à cause d’un retour vers les valeurs "fondamentales" ?

Il y a quelques jours, quelqu’un a sans rire écrit sur ce site que les plus grands savants sont (ou étaient) musulmans...

Avant de parler de science, il faudrait commencer par alphabêtiser les populations arabo-musulmanes, ce qui ici a été fait au XIXe siècle malgré la misère de l’époque. Il vous manque la volonté ? Mais nous l’avons fait !

12 septembre 2009
Tahar a dit :

Salam.

L’anthropologie n’est actuellement pas un outil colonial de l’Occident. L’analyse à partir de cet exemple est caduque. Et qu’est qu’on fait de l’évolutionnisme darwiniste ? En quoi peut-on l’"harmoniser" avec l’Islam, Monsieur l’astrophysicien, qui est farouchement créationniste ? Autre exemple, en biologie, comment accorder la vision de la génétique islamique et scientifique ?

Ce n’est pas par des différences de sensibilités ou de points de vue, mais bien par des faits scientifiques que les deux domaines différent.

Je pense que l’Islam ne doit pas s’aventurer dans le domaine de la science, les thèses du Coran ne sont probablement pas sur le même niveau d’expérimentation. Franchement, c’est parfois carrément se faire ridiculiser que d’affirmer sans précaution des choses comme la théorie de la conception (des bébés) islamique. Chaque fois que cela arrive, qu’on est dans l’interprétation littérale, Il perd en crédibilité et offre des faiblesses (apparentes) aux contradicteurs car ce n’est pas corroboré par l’expérience des faits, à part pour quelques lumineuses intuitions.

Voilà mon humble avis. Salam

12 septembre 2009
Didier a dit :

J’avoue ne pas bien comprendre le concept.

En fixant un objectif ou une trame directionnelle à la science, cela revient plus ou moins à la conditionner ou à exclure tout ce qui peut apparaître comme contradictoire ou non favorable au sens voulu au départ.

Quand on met un filtre bleu devant les yeux, tout devient bleu, mais cela ne fait pas du bleu une couleur universelle.

Au fond, cette tentative souvent rencontrée dans l’histoire des religions de vouloir encadrer la science répond à la crainte que les découvertes mettaient à mal la lecture littérale des écrits saints.

La science était perçue comme un contre pouvoir qu’il fallait absolument encadrer (voir le procès de Galilée. Et les découvertes sur l’anthropologie et la cosmologie, la biologie auxquelles l’auteur semblent s’attacher, sont toutes les trois des sciences qui ont gêné les religions en mettant à mal les dogmes sur la création et l’anthropocentrisme.

Et le pas est franchi de mettre ce manque de respect sur le dos de l’expansion dite "occidentale".

Qu’il y ait eu une confrontation entre les interprétations scientifiques, il y a quelques siècles, sans doute. L’Europe a d’ailleurs beaucoup appris de l’Orient. Mais les sciences se sont progressivement affranchies des tutelles religieuses et culturelles, et de nos jours, elles se développent par elles-mêmes et s’internationalisent.

Ce qui est un peu pathétique, ce sont les tentatives de les discréditer (par le créationnisme, par exemple)de les récupérer (en voulant voir dans les Ecrits sacrés des allusions aux découvertes modernes), ou de les noyauter.

Mais pourquoi s’en inquiéter ? Les sciences sont des recherches humaines, permises par notre intelligence. Parmi les scientifiques (y compris dans le diabolique Occident), il y a des croyants et des athées, et plus leurs recherches s’approfondissent, plus ils se confrontent à leurs certitudes, si tant est qu’ils en aient.

Pour un croyant, il y a autant de raison de s’émerveiller et de renforcer sa spiritualité que de perdre la foi, devant le gouffre inconnu qui s’ouvre à chacune des découvertes scientifiques.

Et si Dieu existe (et lui, n’est pas plus occidental que musulman), on peut être sûrs que ces recherches aussi longues qu’elles puissent être, quels que soient les chemins qu’elles prennent et les théories qu’elles développent, ne sont qu’une partie de la longue quête de l’homme vers Lui.

Non, je ne comprends pas vraiment le concept exposé par l’auteur.

12 septembre 2009
Mouhib a dit :

A la respectable soeur musulmane de france algérie,

Je crois que je n’ai pas été compris. Je n’ai jamais dit que la science moderne ou les sciences dures doivent être rejetées par l’Islam. Ce serait en effet un non sens. Heureusement qu’il y a la médecine par exemple...Et Allah seul sait à quel point elle m’a rendu service (mais je n’oublies pas que c’est Allah qui m’a guérit par la "cause" de la médecine).

C’est juste que la science moderne se montre très souvent et malheureusement arrogante. Ce constat est flagrant de nos jours. Beaucoup de scientifiques modernes stigmatisent la religion comme étant uniquement un refuge, un besoin de croire, d’être rassuré par des croyances (au sens philosophique du terme="doxa", "dogme", etc.).

Eh bien, moi je dis non. La science moderne a beaucoup de choses à apprendre de l’Islam, comme ce grand neurologue qui adore les vaches en Inde. Il a besoin de l’Islam pour donner sens à ses connaissances, à ses découvertes. L’islam n’a strictement rien à apprendre de la science moderne. En revanche la pensée islamique, les théologiens ont beaucoup de choses à apprendre des résultats de la science moderne, notamment pour émettre leurs "fatwa". Ce sont deux choses différentes. Réconcilier la pensée islamique et la science n’est pas réconcilier l’Islam (=science) et la science.

Tout n’est pas bon à prendre dans les sciences modernes, surtout les sciences humaines et sociales. Mais comment le savoir ? Eh bien, à la lumière des principes de l’Islam.

J’espère avoir été plus clair.

Salam

Mouhib

12 septembre 2009
musulmane de france algerie a dit :

NON CELA N’A PAS DE SENS

il est souhaitable de partager avec les autres et non pas faire bande à part . la science apparient à celui qui se cultive qui avance quin’a pas peur de se tromper .

apprendre aux generations futures cette facon positive de voir . mettre de cote son ego . pour Mouhib

malgre votre recherche dans le Coran VOUS NE VOUS REMETTEZ RIEN EN QUESTION CAR toucher à la religion c’est sacre et c’est aussi notre point faible . ne pas oser voir autrement le sacre

pour Omar Omar si j’ai bien compris votre reponse est non . qui remerciez vous ? je suis d’accors avec votre idee de valider ....c’est un subterfuge pour passer une idee l’ismal est une religion qui se vit en respectant les autres pas dans le quotidien seulement mais au fond de soi .

12 septembre 2009
Mouhib a dit :

Salamo’alaykoum wa rahmatollah wa barakatoh,

Encore une fois il est difficile voire impossible de répondre à cette question car l’Islam est la science par excellence. Au sens de Vérité.

"- Dis : ‹Certes, c’est la direction d’Allah qui est la vraie direction›. Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n’auras contre Allah ni protecteur ni secoureur. "

Comment alors islamiser quelque chose qui est islamique ?

Et si une chose nommée "science" s’avère anti-islamique, alors elle n’est pas une science. Et dans ce cas il n’y a rien à "harmoniser".

Je donne un exemple :

Vous avez parlé des sciences humaines. Prenons le cas de l’école marxiste, qui "explique" l’Histoire et la société avec des méthodes bien définies.

Marx nous dit : "Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence sociale, c’est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience". (Marx)

Je dis : Doit-t-on "harmoniser" ou "réconcilier" l’Islam et le marxisme en lui tendant la main et lutter contre le capitalisme, la bourgeoisie...au nom de la lutte contre l’exploitation ou je ne sais quoi d’autre ?

Après avoir lu le Livre de la science par excellence je découvre que le marxisme est un mensonge radical :

"En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les (individus qui le composent) ne modifient pas ce que est en eux-mêmes" (Arra’d, 11).

On y découvre que c’est la "superstructure" qui détermine l’"infrastructure", et non pas l’inverse. Autrement dit, c’est la morale des hommes, leur conscience, ce "juge du bien et du mal", qui détermine leur existence sociale, leur situation économique par exemple...et non pas l’inverse. Il faut remettre Marx sur ses pieds :

"La corruption est apparue sur la terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains" (Arrûm, 41)

"C’est qu’en effet Allah ne modifie pas un bienfait dont Il a gratifié un peuple avant que celui ci change ce qui est en lui même. Et Allah est Audient et Omniscient" (Al anfal, 53).

A la lumière du Coran, c’est l’Homme qui fait l’Histoire et non pas ses conditions matérielles !

Y’a t il des loi plus générales et plus fixes que la Loi d’Allah ?!

"Telle était la loi établie par Allah envers ceux qui ont vécu auparavant et tu ne trouveras pas de changement dans la loi d’Allah" (Al-Ahzab, 62).

Soyons radical - et nous pouvons l’être contre le mensonge - : Y a t il des lois qui méritent d’être respectées autre que celle d’Allah ?! :

"Si la Vérité était conforme à leurs passions, les cieux et la terre et ceux qui s’y trouvent seraient, certes, corrompus" (Al-mûminûn, 71).

Et bien d’autres versets qui nous décrivent comment les civilisations ont péri. A cause du mal qu’il y a au fond de leur poitrine. Par leurs propres actes. Dire, comme le font certains historiens, qu’une civilisation a péri à cause de manque de biens matériels ou bien de catastrophes naturelles, etc., est pour moi un raisonnement purement tautologique et donc superficiel (qui n’explique rien).

Voilà pour le marxisme.

Maintenant qu’en est-t-il de la sociologie libérale (individualisme méthodologique) :

Dans cette sociologie on y voit l’individu complètement "sujet", acteur, strictement libre...où la société se transformerait uniquement par ses actes. C’est à dire qu’il y a une indépendance totale de l’homme sur terre.

Cette "science" est aussi erronée :

A la lumière du Coran, c’est Allah qui change la société en fonction de ce que les individus ont dans leur âme.

"Et lorsque tu lançais (une poignée de terre), ce n’est pas toi qui lançais : mais c’est Allah qui lançait" (Al-anfâl, 17).

Cela ne veut pas dire qu’Allah lançait directement comme on peut se l’imaginer, mais il s’agit de la force véridique créée par Allah dans la volonté des hommes qui agissent en conséquence, et ce bien évidemment avec liberté et responsabilité. L’homme est certes libre, mais dans les limites législatives ("sunane") créées par Allah :

"Mais vous ne pouvez vouloir que si Allah Veut" (Attakwir, 29)

En guise de conclusion : Le marxisme et la "science" économique capitaliste, tous ces noms inventés sans science...eh bien, ils sont des Tâghût. Et il convient de s’en écarter. Car celui aime vraiment Allah, ne doit pas avoir deux appartenances dans son coeur.

Quand à la question des sciences dures, exactes, eh bien je laisse les spécialistes en parler. Tout ce que je sais c’est que la "science moderne" doit faire preuve d’humilité (elle en manque franchement). Elle ne crée pas les lois, elle les découvre :

"Nous leur montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que c’est cela (le Coran), la Vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute-chose ?" (Fussilat, 53)

Salam

Mouhib

12 septembre 2009
omar a dit :

Salam, toujours intéréssant..mais j’ai des questions : En science, on expérimente ou on théorise afin de valider un savoir et une connaissance . Peut t on islamiser toutes l’expérimentation scientifique car il y a une éthique humaine et éthique religieuse. Par exemple : l’opération laser des yeux, les expériences dans la station ISS avec des animaux. Le fait de toujours islamiser n’est pas il pas une question de toujours garder la crédibilité de la religion et des religions ? Chez les juifs, il y a aussi des questions sensibles sans réponse,les chrétiens de meme, les japonais et les chinois c’est autre chose car il n’ont pas un Dieu dans leur pensée..

Par contre, il est possible d’islamiser la science via un transfert de savoir et de connaissance qui me semble très utile a nos sociétés..

encore merci,j’apprécie cette personne qui contribue beaucoup à l’Islam.

Electron de basse energie : les pauvres Electron de haute energie : les riches Electron libre : les croyants ,les gens savec savoir.. Le puit de potentiel en physique quantique..

Ya du boulot..

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