Dimanche 12 mai 2013
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Hervé de Charette : "La finance islamique doit aider au développement de l’économie française"

Au sommaire d’OummaTV, un entretien avec Hervé de Charette, ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement Juppé (1995-1997), et Président de la Chambre de Commerce Franco-Arabe, qui affirme l’ intérêt que porte la France à la finance islamique. Hervé de Charette affiche en effet clairement l’ambition de la France qui est de faire de Paris, une des plus grandes places de la finance islamique en Europe.

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Commentaires

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Voila ! c’est claire et net , sauf pour les sourds et les mal-voyants , et j’ajouterais les imbéciles de mauvaise foi ! Si la france qui est en retard dans la compréhension de la transformation du monde par rapport à la Grande Bretagne , veut adopter ce système bancaire islamique , ce n’est pas par amour pour l’islam ; ou pour le respect des arabo-musulmans ; mais tout simplement par intérêt ! et c’est une chance et une opportunité qu’elle ne se permettra pas de rater ! et si par malheur elle ne prend pas ce train de la finance islamique , elle restera sur le quai à le voir partir laissant derrière lui une france malade , que les français seront obliger de porter à bout de bras ! mais pour combien de temps ??? Les absents ont toujours tort , comme dit le proverbe !!!

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Il est évident que la finance islamique est moderne , car elle propose de alternatives sérieuses aux dérives capitalistes.

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tand mieux ce que veux entreprendre la france au moins l’islam commence a exister et ressemblé a quelque chose alors qu’auparavant l’islam n’était qu’un clandestin et sans papier dans ce pays,entierement d’accord avec la france.

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La finance islamique, en accord avec le droit musulman, est basée sur deux principes : l’interdiction de l’intérêt, aussi appelé usure et la responsabilité sociale de l’investissement. Elle lie plus étroitement la rentabilité financière d’un investissement avec les résultats du projet concret associé. L’islam interdit les transactions tant civiles que commerciales faisant recours à l’intérêt (ribâ), à la spéculation (gharar) ou au hasard (massir). La finance islamique se chiffre à 700 milliards de dollars sur le marché mondial.

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La finance islamique est souhaitable en France. Elle partage des valeurs communes au christianisme.

Dans son interdiction de prélever des intérêts, l’islam rappelle l’ancienne tradition chrétienne qui a été intégrée dans la théologie de Saint Thomas d’Aquin qui s’appuyait sur les enseignements d’Aristote selon lequel l’argent ne peut pas produire d’enfants. Le prélèvement d’intérêts est caractérisé comme un moyen injuste, déshonorant et contre nature d’accaparer le bien d’autrui. Chaque intérêt ou profit supplémentaire sur un capital emprunté est interdit. L’intérêt est seulement légitimé quand il y a une raison extérieure au crédit, par exemple un risque de perte de la somme prêtée.

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"la France qui est en retard dans la compréhension de la transformation du monde" Tiens, ce n’est pas le monde musulman ? Qu’en pensent la Chine, l’Inde, le Brésil etc... ? L’interdiction dans l’Islam du prêt à intérêt a empêché tout investissement rentable. On ne prête que quand ça rapporte. Les banques du Moyen Age comme celles des Fugger en Allemangne, des Médicis en Italie, les banques d’Amsterdam ont permis le développement économique de l’Europe dont la base est le prêt à intérêt, à ne pas confondre ave l’usure, hypocritement laissée aux Juifs pa les Chrétiens e les Musulmans.

Si la finance islamique était réellement efficace et non pas un argument religieux, elle se serait imposée dans le Golfe, où les états pétroliers reçoivent énormément d’argent des Occidentaux en échange de leur pétrole. Or Wikipedia dit :

" La finance islamique dans le Golfe Persique :

Les banques islamiques représentent, en 2008, MOINS DE 20% des encours en moyenne des secteurs bancaires dans le Golfe Persique [9].

Les cinq premières banques islamiques du Golfe Persique sont, au 30 juin 2008[10] :

Al-Rajhi Bank (Arabie Saoudite) :40 milliards de dollars d’actifs fin juin 2008,
Kuwait Finance House (Koweït) : 38,7 milliards,
Dubai Islamic Bank (Émirats arabes unis) : 24,9 milliards,
Abu Dabi Islamic Bank (Émirats arabes unis) : 13,1 milliards,
Albaraka Banking Group (Bahreïn) : 11,1 milliards."

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Bismillah,

Salam,

J’ai une idée sur ce sujet, idée très simple venue après avoir discuter avec un collaborateur de la fondation Microsoft.

Voilà : La création d’un fond d’investissement destine aux jeunes entreprises.
Le but n’est non pas de faire des dons, mais des (micro) investissements, et le fond serait actionnaire de la société, au même titre que les autres investisseurs. Je parle d’un actionnaire actif : Si on doit fermer une boite qui se révèle être un gouffre, alors on ferme.

Les bénéfices annuels de chaque investissement seraient réintègres dans le fond afin de sponsorise d’autres entrepreneurs.

L’idée n’est pas de dégager des bénéfices pour des individus, mais pour les favorises les frères, et spécialement les sœurs entrepreneurs, qui faut-il le rappeler sont les premières victimes de la discrimination a l’embauche.

Certains diront que c’est de l’économie communautariste… Il faut être réaliste : Oui !

Voilà. A noter que l’idée n’est pas d’avoir quelque chose de tentaculaire, non juste une option parmi d’autres pour favoriser l’intégration économique de nos jeunes.

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Effectivement, monsieur de Charette a raison : la finance islamique ne présente aucun danger pour les intérêts qu’il représente càd ceux du grand capital (ce monsieur est lié personnelllement à celui ci)
Il faut lire Ibn Khaldoun et Marx pour comprendre que le problème ne réside pas fondamentalement dans la riba
Mais j’ai une question à poser aux gens du forum. Si j’achète une maison 150000 euros, puisque l’intérêt est interdit, je ne dois rembourser que 150000 euros ? Oui ou non ? Merci car je suis un peu perdu là

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Salam Darwin,

Je ne suis pas grande spécialiste de la question, mais je me permet quand même un conseil : dans le contexte actuel, mieux vaudrait que vous remboursiez ce qui était prévu au départ...

Plaisanterie mise à part, vôtre intervention je crois soulève la question de l’intérêt, qui est peut être à différencier de l’usure ??

Ca serait effectivement pas mal que qqun nous éclaire

Salam

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salamaleikoum

Effectivement, je pense que le discours d’Hervé de Charette correspond a une idéologie ou la France se doit de prendre ce fameux "train" de la finance islamique, qui comme il le rapelle, propose une alternative en matière de plaçement à valeur éthique. L’ancien ministre des Affaires Etrangères souligne bien néanmoins, dans son discours, que le France ne doit intégrer uniquement que le système de financement et rejetter toute valeur religieuse qui, comme il le rapelle, serait de nature à effrayer la population. En tant que musulman, ces propos sont choquants mais compréhensibles dans le sens oû les idées gouvernementales ne tendent pas à une ouverture d’esprit assez large pour comprendre notre belle religion qui, si elle était prise à sa juste valeur et non transformée par la médiatisation et la désinformation, serait également une solution à beaucoup de problèmes sociaux et comportementaux actuels.

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j’avais fait un super commentaire ,qu’attendez vous pour le passer

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Bonjour,

Monsieur de Charrette, merci pour votre analyse...

En effet, c’est important que la France est sa place et que son peuple puisse en bénéficier au même titre que les autres pays ! Surtout dans cette crise Mondiale qui ne cesse de laisser des citoyens, entreprises sur le carreau !

J’aime les interventions qui font avancer les débats. Surtout de personnes qualifiés dans le domaine.

Merci à Monsieur Charrette ainsi qu’au site Oumma comme à son habitude.

Un citoyen du Monde

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Bonjour,

Je voulais juste rajouter que pour le thème "Finance Islamique", il aurait été plus préjudiciable de le nommer :
Finance avec de l’éthique Islamique

Car en effet, la finance reste de la finance mais ce qui manque aux finances c’est de l’éthique !
Je pense que dans ce domaine cette finance peut combler ce manque !

Un citoyen du monde

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Je ne m’y connais pas forcement assez sur le sujet mais ce que j’ai compris c’est que si tu veux acheter ta maison à 150000e tu passe un contrat avec la banque qui va l’acheter à ta place puis te la revendre plus chère : tu prends des part du bien à mesure que tu "rembourses" ou plutôt que tu l’achètes. Tu me diras que c’est la même chose. Mais la grande différence c’est que c’est la banque qui assume tout et donc si tu n’arrive plus à racheter les part du bien, la banque ne peut rien te demander, ne peut pas te prendre tes propre biens. C’est à elle de revendre ce bien à quelqu’un d’autre pour se faire rembourser et tirer son profit. Et toi si j’ai compris tu conserve toujours la part que tu a acquis du bien et tu la revends à la banque je crois pour récupérer une partie... SVP dites moi si je raconte n’importe quoi. C’est vraiment ce que j’ai compris du peu que j’ai lu.
Merci et désolé pour le tutoiement.