Nous poursuivons notre programme « spécial Ramadan » sur OummaTV avec aujourd’hui une intervention d’Eric Younès Geoffroy qui analyse les causes de l’expansion et du déclin de la culture musulmane.
Merci Eric Geoffroy, vos propos sont tout à fait justes et fondés, avec de très bons arguments que les musulmans ne peuvent nier. On retrouve toutes les idées mise en avant dans le début de votre L’Islam sera spirituel ou ne sera plus que je recommande à tous les croyants. Merci encore, je prête toujours une attention particulière à vos interventions tellement celles ci peuvent changer non pas l’Islam mais plutôt l’attitude des musulmans envers leur religion.
Profitons de ce mois béni pour découvrir et re-visiter notre religion, ses fondements d’amour, de tolérance et d’ouverture aux autres. Cela ne doit pas être que de vains mots destinés à rassurer l’Occident... Si je peux me permettre, l’Islam est un diamant aux milles facettes, laissons-y pénétrer le soleil afin qu’il brille de milles feux et illumine le monde de son message divin.
Merci Mr Geoffroy, que l’Unique nous guide dans la voie droite.
Bon mois de Ramadhan à tous !
Trés bonne intervention qui a le mérite d’être claire et précise. L’ouverture aux autres cultures et aux autres peuples est la clé du dynamisme musulman.
Une communauté qui se renferme sur elle même ne peut non seulement pas progresser mais pire elle régresse et se meurt à long terme.
Pour se renouveler une communauté doit s’ouvrir aux autres communautés y puiser ce qu’il y a de meilleur sans pour autant y perdre son âme.
C’est cette ouverture aux autres qui permet la remise en question de croyances non fondées, que nous véhiculons à nos enfants, sans nous interroger, alors que nous avons la chance aujourd’hui d’être lettrés, de voyager et de cotoyer des peuples si différents les uns des autres.
Merci à vous, Eric Younès Geoffroy pour votre (courte) intervention télévisée. J’ai une question au coeur du sujet : vous datez le "déclin" de la civilisation musulmane, du 15ème siècle. Mais vous n’en donnez pas l’explication, ni aucune piste pour en obtenir une. Je propose, modestement, deux directions de recherche. Cette période coïncide en effet avec deux évènements majeurs : la “découverte” des Amériques et leur exploitation coloniale immédiate par la société occidentale qui montait ainsi en puissance matérielle (l’or), faisant rétrograder d’autant celle orientale (dont l’Islam, mais pas seulement), et d’autre part ’l’invention de l’imprimerie à caractères mobiles et le refus de son utilisation par l’Islam. C’est cette deuxième cause, directement de la responsabilité de l’Islam, que je voudrais bien voir étudiée par les historiens et les penseurs tels que vous.
Brillant !!! Comme par hazard tu abordes, younes un sujet dont nous débattions il y a quelques minutes avec mon mari et tu nous donnes une clé. Preuve que tu es porté et que tu Le porte en toi ;-)
"L’ouverture aux autres cultures et aux autres peuples est la clé du dynamisme musulman.
Une communauté qui se renferme sur elle même ne peut non seulement pas progresser mais pire elle régresse et se meurt à long terme.
Pour se renouveler une communauté doit s’ouvrir aux autres communautés y puiser ce qu’il y a de meilleur sans pour autant y perdre son âme.
C’est cette ouverture aux autres qui permet la remise en question de croyances non fondées, que nous véhiculons à nos enfants, sans nous interroger, alors que nous avons la chance aujourd’hui d’être lettrés, de voyager et de cotoyer des peuples si différents les uns des autres."
Je suppose qu’on parlait du pays qui garde les lieux saints de l’Islam et qui fait l’admiration du monde musulman depuis que les Occidentaux y achète leur pétrole. Quel bel exemple d’ouverture vers l’extérieur !
Quand donc les Musulmans "modérés" ou simplement raisonnables vont-ils expliquer à d’autres que leurs concitoyens de France ce qui doit ou ne doit pas être fait ici, alors que les exemples négatifs abondent ailleurs ?
Si le monde musulman est uni, au moins moralement, vous êtes responsables de toutes les nombreuses dérives qui entâchent l’Oumma. Bon Ramadan
Après avoir écouté les propos de Mr Geoffroy, j’envisageais des commentaires incendiaires ; mais à la lecture des différentes contributions (Reno, Amazone, Mehdi, Isabelle, Shamseddine...) je tenais à vous remercier de la qualité de ces dernières. Je m’exprime mal, certainement, en ce sens qu’il est tard, et je ne sais comment expliciter ce que j’aimerais. Je m’explique. Je vais être père, prochainement, j’aimerais que nos futurs enfants puissent s’épanouir dans la connaissance de l’autre, sans préjugés, mais le temps ne présage malheureusement pas de la venue d’un concordat. Alors, ami(e)s, que pouvons nous faire, ensemble, pour (r)établir l’harmonie ?
Dans l’attente, je vous souhaite moi qui suis chrétien, à toutes et à tous, un bon et heureux ramadan.
Waglioni, les problèmes du monde musulman sont bien antérieurs au XVe siècle, je dirais plutôt qu’ils deviennent visibles au XIe siècle. La première croisade se produit durant ce siècle. Le temps où les Barbaresques remontaient la vallée du Rhône au VIIIe siècle pour piller la région de Lyon ou occupaient momentanément un tiers de la France d’alors était loin. Les Turcs seldjoukides sont en Orient vers l’an 1000.. Puis viennent les Mongols qui ravagent la Mésopotamie au XIIIe et prennent Bagdad, puis les envahisseurs Ottomans vers la fin du XIVe siècle. La reconquista d’Espagne s’achève au XVe.
Ce n’est qu’une supposition personnelle : je pense que le monde arabo-musulman, attaqué de toutes part par d’autres envahisseurs que lui, s’est replié sur lui-même pour résister et n’a pas pu faire face. Les Ottomans reprennent la flamme, mais la curiosité intellectuelle qui avait caractérisé l’âge d’or arabe, à la fin du premier millénaire n’est plus là. L’expansion européenne, dès les coisades à partir du XIe siècle, se fait à partir d’un moment où le monde arabo-musulman est déjà en déclin. Chercher les causes de ce déclin dans l’expansion occidentale serait une excuse facile et néfaste pour l’Islam. Les germes du déclin arabe étaient déjà là. C’est ce déclin qui attire les prédateurs et non pas le contraire.
Actuellement, pour l’Islam, la pire des choses serait de se tourner vers le passé en rêvant d’un âge d’or qui de toute façon n’a pas duré. Seul compte l’avenir...
Reno et Geoffroy, on peut discuter toutes ces réflexions pour dater précisément le "déclin" de la civilisation musulmane. Mais d’abord ce déclin ne se mesure qu’à l’aune de la quantité, comme aurait dit Guénon. Et cela rejoint ma principale interrogation : pourquoi le refus de l’imprimerie ?
Si l’on avait la réponse à cette question, on serait à même de mesurer les avantages et les inconvénients de cette stupéfiante (voir Note) décision, et donc de discuter du bilan final, savoir si l’on peut déclarer qu’il y eu déclin sur tous les plans, ou bien par la grâce ou je ne sais quelle retournement de situation, un avantage à avoir privilégié la "tradition orale". Et il serait alors très intéressant d’en tirer un enseignement pour l’avenir, puisque nous sommes au tournant d’un choix semblable, avec l’avènement de l’information électronique.
Note : stupéfiante, en effet, cette décision de refuser la "multiplication de l’information", pour une civilisation qui s’est largement construite sur la fabrication et l’utilisation du papier et de l’écrit. Rappelons que la fabrication du papier fut un secret bien gardé, exclusif de cette civilisation, et servit à la production prodigieuse de manuscrits dans les différents centre que furent Baghdad et Le Caire (entre autres).
A Reno : Il est dommage que vous ayez du mal à comprendre ce qu’écrivent ou disent les différents intervenants.
Vous êtes tellement dans le dénigrement de tout ce qui ne vous ressemble pas que vous ne voyez et n’entendez rien...
Vous émettez des généralités sur les pays musulmans, piochées dans le revues people et abondamment commentées par les BHL et le PPDA et les recrachées telles quelles ! Fermé dans votre monde, obnibulé que vous êtes de perdre votre "culture", que vous vous renfermez et tournez le dos aux autres cultures... Dans cet état d’esprit vous ne pouvez progresser mais pire vous ne pouvez que régresser !
PS : "Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre"
A Fabrice de Saint Paul : Il est une proverbe arabe qui dit en substance :
" Si je te tends la main et que tu me tends la tienne, le contact se fait. Si je te tends la main et que tu ne tends pas la tienne, le contact se rompt".
C’est en allant à la rencontre de l’autre avec nos différences et nos doutes, que nous pourrons, ami "(r)établir l’harmonie".
@anonyme "invention allemande". La question posée est : qu’est-ce donc qui a motivé le refus par la civilisation islamique d’utiliser l’imprimerie (depuis son invention, certes allemande, mais cela, cette origine n’a ici aucune importance, il n’y avait à cela aucun "brevet" ni aucun inconvénient matériel à l’utiliser partout et par tous) ? Et ensuite, seconde question : ne peut-on en tirer un enseignement très actuel, à l’heure de l’irruption de l’information électronique ?
Pourquoi l’invention n’a-t-elle pas été utilisée par le monde islamique ? Je vais répondre que c’est à cause de la religion. Le livre le plus imprimé au départ a été la Bible évidemment. Mais la société occidentale de l’époque était en mouvement permanant. On s’est mis à imprimer, notamment en Hollande plus libérale, autre chose que la Bible ou les Evangiles, fort rassurants pour les croyants certes, mais d’une portée limitée pour l’évolution des connaissances. L’imprimerie a répandu le savoir...
J’ai lu un livre il y a peu, écrit par le frère du fondateur du Hamas (un médecin je crois). Il disait à la fin de l’ouvrage qu’à force de prier et de LIRE le Coran, il finissait par le retenir par coeur. Est-ce un but ?
La différence est là : l’imprimerie est venue d’un besoin de communiquer d’autres savoirs que les savoirs religieux, alors que chez vous on se concentrait essentiellement sur la religion, du moins après la fin de l’Age d’or.
L’informatique : je pense que la Chine, l’Inde, la Corée ou d’autres sont beaucoup mieux armés. Ces pays ont une religion mais n’y pensent pas tout le temps.
@ "c’est à cause dela religion", certes, mais cela n’explique rien. Quels furent les motifs, quels arguments les "docteurs de la loi" avancèrent-ils pour refuser d’utiliser l’imprimerie ? Et même le firent-ils, ou la chose fut-elle tout simplement ignorée, sans qu’il y ait eu vraiment de débat autour d’elle ?
Socrate voyait dans l’écrit une "perte de mémoire" et une chute evristique, au détriment des facultés qu’entretient la seul oralité. Le même argument a-t-il servi pour se défendre de la multiplication de l’information imprimée ?
Waglioni, les docteurs de la Loi ne pouvaient décréter le développement de l’imprimerie qui répondait à un besoin. L’invention aurait pu être utilisée dans le monde turc. Mais il ne devait pas y avoir de besoin. Les docteurs de la Loi n’ont pas dû se préoccuper d’une invention aussi essentielle que l’imprimerie qui permet de répandre et de partager des idées. Peut-être avait-on l’habitude de trop apprendre par coeur et de préférer les ouvrages religieux. Répandre des idées nouvelles donc inconnues dérange et fait peur. Nous avons eu du mal à nous dégager de notre Moyen-Age et beaucoup ont souffert ou sont morts avant d’y parvenir. La religion a reculé lentement. Nos progrès sont venus de la transgression, pas du conformisme.
La discussion s’enferre alors qu’il ne s’agit pas de considérations générales lancées au hasard, mais d’une affaire à soumettre à des spécialistes (historiens, historiens des religions etc.). Si par chance il en passait un par ici, ou que cette idée soit un peu creusée... Merci.
Mais pour répondre à ce que vous avancez, je pense que vous faites totalement fausse route : les idées nouvelles (et inconnues, dites-vous de façon amusante), étaient alors plutôt dans le camp de la civilisation islamique. Et d’autre part, votre sermon sur la libre pensée est parfaitement anachronique : l’Eglise ne s’est nullement opposée à l’imprimerie. Il ne s’agit donc pas d’un antagonisme général « progrès matériel »-religion, mais de quelque chose de spécifique à l’Islam, et que je voudrais bien débusquer non pas forcément pour n’en voir que les inconvénients (à cette chose spécifique à débusquer).
Quel déclin ? Il serait intéressant d’être éclairé sur la question soulevée par Waglioni mais s’agit-il du déclin d’une culture, ou d’un grand empire ? Malgré les outrages de l’histoire, il reste de cette civilisation, une communauté diverse, bigarrée, parfois bouillonnante mais viscéralement attachée à un même Message. Les médias nous font entendre le bruit de quelques arbres qui tombent ça et là (pour nous faire peur)alors qu’une forêt pousse en silence ;c’est de ces derniers que viendra l’harmonie et le bel Islam.
"Assurément,après la difficulté vient la facilité" pour un milliard d’âmes comme pour un seul homme. Salam à tous.
Salam WAGLIONI. Le présent document est une version révisée de l’épilogue à la science et la technologie dans l’Islam, partie II, UNESCO, 2001, édité par Ahmad Y. al-Hassan, avec Maqbul Ahmad et Albert Zaki Iskandar tant que co-éditeurs. Vous m’excuserez pour la traduction en Francais. J’y ai ajoute quelques commentaires.
A propos d’Ibn Khaldun cite par frere Younes, Al-Muqaddima : “La pratique des sciences augmentent avec l’ accroissement de la prospérité et de la grandeur de la civilisation dans une région."
Ainsi Bernal dans son livre sur la Science dans l’histoire répète dans un argument semblable que « les périodes de progres des Sciences coïncident avec l’accroissement de l’activité économique et le progrès technique. la voie que la science avait suivi - de l’Egypte et la Mésopotamie à la Grèce, de l’Espagne islamique à la Renaissance italienne, de là, aux Pays-Bas et la France, puis en Ecosse et en Angleterre de la révolution industrielle - etait la même que celle du commerce et l’industrie " JD Bernal, Science in History, Penguin Books, Harmondsworth, 1969, I, p. 47
“Jusqu’à la fin du quinzième siècle, les connaissances scientifiques ont été dominée par quelques grands systèmes qui sont devenus dogmatiques et statique. Les principaux sont la physique aristotélicienne, l’astronomie de Ptolémée, la pharmacie galénique la médecine et l’alchimie Jabirian. La science avait atteint un point où des progrès etaient devenu extrêmement difficile, voire impossible. [1] C’est ce qui explique la rareté de progrès scientifiques importants, tant dans l’Islam que dans l’Europe médiévale entre le XIIIe et le XVe siècle. Pour réaliser des percées majeures en science, il a été nécessaire de renverser l’ancien système dominant. En d’autres termes, une révolution dans les sciences était nécessaire. Une telle révolution requiert l’existence d’une large communauté de scientifiques qui travaillent avec diligence au sein d’une économie florissante et une atmosphère stable sur une longue période de temps. Contrairement au monde de l’Islam, cette communauté a existé en Europe après le XVe siècle et elle a continué à la hausse avec l’augmentation de la richesse européenne et la population, et la domination par l’Europe d’autres parties du monde.” Aydin Sayili, L’Observatoire de l’islam, New York, Arno Press, 1981, p. 410.
Comme le souligne frere Younes ainsi que vous meme, le traditionalisme n’a pas ete determinant dans le declin des empires musulmans. La baisse d’intérêt dans les sciences rationnelles et l’intérêt constant dans l’étude des sciences religieuses ne sont pas liés. Dans l’Islam, il n’y avait pas d’autorité religieuse unique qui contrôlait tout le système éducatif, ce qui a laissé le système libre et non dominé par l’orthodoxie. L’essort des scientifiques et l’épanouissement des sciences rationnelles dans l’âge d’or reflète la prospérité de l’empire et sa force, et le grand nombre de mathématiciens, astronomes, médecins, ingénieurs et autres types de scientifiques etait directement lie aux besoins de la société et de l’Empire en cette période. Il est conforme à la loi de l’offre et la demande.
Pour illustrer notre affirmation, prenons le règne d’Al-Mamoun et d’al-Mutawakkil. Al-Mamoun (813-833) était un fervent partisan des « Mu tazilites et les sciences rationnelles ont prospéré sous son règne. Contrairement à lui, al-Mutawakkil (847-861) a été, selon un orientaliste, [2] ‘de la plus stricte orthodoxie et fanatique dans son orthodoxie...’ Pendant son temps , les forces de l’orthodoxie a commencé à s’affirmer, et les théologiens orthodoxes rassembles peu de temps après par al-Ash` ari, ont mis en place un front organisé contre les Muctazilites Mais, avec son « orthodoxie et fanatisme », al-Mutawakkil comme Al-Mamoun `est devenu un mécène de la science et de l’érudition et a re-ouvert le Dar al-Hikma, en lui accordant de nouvelles dotations . Le meilleur travail de traduction a été faite au cours de son règne ... Il fut un généreux mécène de la recherche scientifique ... Les meilleurs travaux de Dar al-Hikma ont été realise sous lui et Hunayn (ibn Ishaq) était entouré par des élèves bien formes ».
On peut dire que la madrasa a été essentiellement un collège de théologie et de droit, et il était, selon des études récentes, le précurseur du système collégial dans les universités occidentales. [3] Mais les universités qui figuraient dans l’Ouest et qui comprenaient plusieurs collèges pour la théologie, droit, arts et sciences, et de la médecine, ne se développent pas en islam à la même période. Cela est dû au fait que les madrasas, qui étaient soutenues par le système des waqf, et avec eux l’étude du droit et de théologie, a continué d’exister sans interruption, tandis que les centres pour l’étude des sciences rationnelles, qui ont été tributaires de la force et de la prospérité de l’Etat, s’est détérioré et a cessé d’exister avec le déclin des Etats islamiques, et pour cette raison que la connaissance scientifique ne pouvait pas etre en conformité avec les progrès rapides de la science en Europe après la révolution scientifique.
Après les nouvelles découvertes de Copernic, Galilée, Newton et la chute de l’ancien système de connaissances, l’Université est devenu a l’Ouest le centre des activités scientifiques nouvelles. Pour que la révolution scientifique qui a eu lieu en Europe puisse avoir éxisté en même temps en terre d’Islam , il aurait fallu à avoir créé dans cette époque de l’histoire, un système efficace de communication entre les membres des communautés scientifiques dans les deux aires culturelles. Mais un tel système n’existait pas. Outre, l’absence de l’imprimerie moderne, il n’y avait pas d’université islamique, qui comprend toutes les branches de la connaissance, et la communauté scientifique islamique était pratiquement inexistante. Ce n’est que dans les temps modernes que les universités sur le modèle de celles de l’Europe ont commencé à apparaître dans les pays islamiques. Certaines des universités les plus anciennes, telles que al-Azhar, qui a suivi le système des madrasa ont été consacrées à l’étude du droit islamique et théologie, les sciences, l’ingénierie et la médecine ont ete introduite que récemment, dans leur cursus.
Voici certains facteurs qui expliquent la baisse de la puissance et de la prospérité musulmane :
La nature de la terre : La plupart des pays du centre islamique sont composés de terres arides ou semi-arides
Les Nomades : Les tribus nomads ont toujours affecté la stabilité du gouvernement central et l’économie de la région. Lorsque le gouvernement central a été fort et l’économie prospère, les nomades étaient généralement maintenus sous contrôle. Chaque fois que le gouvernement central a été affaibli, les tribus nomades ont domines les différents gouvernements causant le désordre et l’anarchie.
Catastrophes naturelles : Un autre phénomène important dans l’histoire sociale et économique de l’Égypte, la Syrie et l’Irak au Moyen Age fut le dépeuplement drastique causés par les catastrophes naturelleset humaines
La situation géographique et la géographie de la région : les croisades combines au invasions mongoles, la perte du commerce international ; Les capitulations ; les interventions militaires occidentales contrecarrant la modernisation.
ALLAHU ALAM
[1] Aydin Sayili, L’Observatoire de l’islam, New York, Arno Press, 1981, p. 410
[2] De Lacy O’Leary, comment les sciences grec a voté pour les Arabes, Londres, Routledge & Kegan Paul, 1980, pp. 168-169.
[3] George Makdisi, « Sur l’origine et de Développement du Collège, dans l’Islam et l’Occident, les articles dans l’Islam et l’Occident médiéval, éd. par Khalil I. Semaan, New York, 1980, pp. 26-49.
le declin puis l’expansion d’une culture, d’une civilisation quoi de plus naturel !.
pourquoi ne pas admettre que les plus grandes civilisations sont passes par ce chemin .
actuellement c’est la civilisation occidentale marterialiste qui s’essoufle à notre grand regret
nous qui avons connu son apogee .
PAR CONTRE PAR TOUTES LES INTERROGATIONS que suscite actuellement la religion musulmane sa place devient certaine et prometteuse
ce seront peut etre les occidentaux qui serviront mieux l’Islam QUE LES INTEGRISTES EXTREMES VOUES A L’ECHEC
Commentaires
Merci Eric Geoffroy, vos propos sont tout à fait justes et fondés, avec de très bons arguments que les musulmans ne peuvent nier. On retrouve toutes les idées mise en avant dans le début de votre L’Islam sera spirituel ou ne sera plus que je recommande à tous les croyants. Merci encore, je prête toujours une attention particulière à vos interventions tellement celles ci peuvent changer non pas l’Islam mais plutôt l’attitude des musulmans envers leur religion.
Profitons de ce mois béni pour découvrir et re-visiter notre religion, ses fondements d’amour, de tolérance et d’ouverture aux autres. Cela ne doit pas être que de vains mots destinés à rassurer l’Occident... Si je peux me permettre, l’Islam est un diamant aux milles facettes, laissons-y pénétrer le soleil afin qu’il brille de milles feux et illumine le monde de son message divin.
Merci Mr Geoffroy, que l’Unique nous guide dans la voie droite.
Bon mois de Ramadhan à tous !
Trés bonne intervention qui a le mérite d’être claire et précise. L’ouverture aux autres cultures et aux autres peuples est la clé du dynamisme musulman.
Une communauté qui se renferme sur elle même ne peut non seulement pas progresser mais pire elle régresse et se meurt à long terme.
Pour se renouveler une communauté doit s’ouvrir aux autres communautés y puiser ce qu’il y a de meilleur sans pour autant y perdre son âme.
C’est cette ouverture aux autres qui permet la remise en question de croyances non fondées, que nous véhiculons à nos enfants, sans nous interroger, alors que nous avons la chance aujourd’hui d’être lettrés, de voyager et de cotoyer des peuples si différents les uns des autres.
que d’interventions interessantes en ce mois de ramadan, apres raphael feur, eric geoffroy nous fournit une brillante analyse.
Je n’ai qu’une chose à vous dire Monsieur Geoffroy : "chokran jazilan" !!
Merci à vous, Eric Younès Geoffroy pour votre (courte) intervention télévisée. J’ai une question au coeur du sujet : vous datez le "déclin" de la civilisation musulmane, du 15ème siècle. Mais vous n’en donnez pas l’explication, ni aucune piste pour en obtenir une. Je propose, modestement, deux directions de recherche. Cette période coïncide en effet avec deux évènements majeurs : la “découverte” des Amériques et leur exploitation coloniale immédiate par la société occidentale qui montait ainsi en puissance matérielle (l’or), faisant rétrograder d’autant celle orientale (dont l’Islam, mais pas seulement), et d’autre part ’l’invention de l’imprimerie à caractères mobiles et le refus de son utilisation par l’Islam. C’est cette deuxième cause, directement de la responsabilité de l’Islam, que je voudrais bien voir étudiée par les historiens et les penseurs tels que vous.
Brillant !!! Comme par hazard tu abordes, younes un sujet dont nous débattions il y a quelques minutes avec mon mari et tu nous donnes une clé. Preuve que tu es porté et que tu Le porte en toi ;-)
"L’ouverture aux autres cultures et aux autres peuples est la clé du dynamisme musulman.
Une communauté qui se renferme sur elle même ne peut non seulement pas progresser mais pire elle régresse et se meurt à long terme.
Pour se renouveler une communauté doit s’ouvrir aux autres communautés y puiser ce qu’il y a de meilleur sans pour autant y perdre son âme.
C’est cette ouverture aux autres qui permet la remise en question de croyances non fondées, que nous véhiculons à nos enfants, sans nous interroger, alors que nous avons la chance aujourd’hui d’être lettrés, de voyager et de cotoyer des peuples si différents les uns des autres."
Je suppose qu’on parlait du pays qui garde les lieux saints de l’Islam et qui fait l’admiration du monde musulman depuis que les Occidentaux y achète leur pétrole. Quel bel exemple d’ouverture vers l’extérieur !
Quand donc les Musulmans "modérés" ou simplement raisonnables vont-ils expliquer à d’autres que leurs concitoyens de France ce qui doit ou ne doit pas être fait ici, alors que les exemples négatifs abondent ailleurs ?
Si le monde musulman est uni, au moins moralement, vous êtes responsables de toutes les nombreuses dérives qui entâchent l’Oumma. Bon Ramadan
Après avoir écouté les propos de Mr Geoffroy, j’envisageais des commentaires incendiaires ; mais à la lecture des différentes contributions (Reno, Amazone, Mehdi, Isabelle, Shamseddine...) je tenais à vous remercier de la qualité de ces dernières. Je m’exprime mal, certainement, en ce sens qu’il est tard, et je ne sais comment expliciter ce que j’aimerais. Je m’explique. Je vais être père, prochainement, j’aimerais que nos futurs enfants puissent s’épanouir dans la connaissance de l’autre, sans préjugés, mais le temps ne présage malheureusement pas de la venue d’un concordat. Alors, ami(e)s, que pouvons nous faire, ensemble, pour (r)établir l’harmonie ?
Dans l’attente, je vous souhaite moi qui suis chrétien, à toutes et à tous, un bon et heureux ramadan.
Fabrice de Saint Paul
Waglioni, les problèmes du monde musulman sont bien antérieurs au XVe siècle, je dirais plutôt qu’ils deviennent visibles au XIe siècle. La première croisade se produit durant ce siècle. Le temps où les Barbaresques remontaient la vallée du Rhône au VIIIe siècle pour piller la région de Lyon ou occupaient momentanément un tiers de la France d’alors était loin. Les Turcs seldjoukides sont en Orient vers l’an 1000.. Puis viennent les Mongols qui ravagent la Mésopotamie au XIIIe et prennent Bagdad, puis les envahisseurs Ottomans vers la fin du XIVe siècle. La reconquista d’Espagne s’achève au XVe.
Ce n’est qu’une supposition personnelle : je pense que le monde arabo-musulman, attaqué de toutes part par d’autres envahisseurs que lui, s’est replié sur lui-même pour résister et n’a pas pu faire face. Les Ottomans reprennent la flamme, mais la curiosité intellectuelle qui avait caractérisé l’âge d’or arabe, à la fin du premier millénaire n’est plus là. L’expansion européenne, dès les coisades à partir du XIe siècle, se fait à partir d’un moment où le monde arabo-musulman est déjà en déclin. Chercher les causes de ce déclin dans l’expansion occidentale serait une excuse facile et néfaste pour l’Islam. Les germes du déclin arabe étaient déjà là. C’est ce déclin qui attire les prédateurs et non pas le contraire.
Actuellement, pour l’Islam, la pire des choses serait de se tourner vers le passé en rêvant d’un âge d’or qui de toute façon n’a pas duré. Seul compte l’avenir...
"Une communauté qui se renferme sur elle même ne peut non seulement pas progresser mais pire elle régresse et se meurt à long terme". Merci Amazone...
Reno et Geoffroy, on peut discuter toutes ces réflexions pour dater précisément le "déclin" de la civilisation musulmane. Mais d’abord ce déclin ne se mesure qu’à l’aune de la quantité, comme aurait dit Guénon. Et cela rejoint ma principale interrogation : pourquoi le refus de l’imprimerie ?
Si l’on avait la réponse à cette question, on serait à même de mesurer les avantages et les inconvénients de cette stupéfiante (voir Note) décision, et donc de discuter du bilan final, savoir si l’on peut déclarer qu’il y eu déclin sur tous les plans, ou bien par la grâce ou je ne sais quelle retournement de situation, un avantage à avoir privilégié la "tradition orale". Et il serait alors très intéressant d’en tirer un enseignement pour l’avenir, puisque nous sommes au tournant d’un choix semblable, avec l’avènement de l’information électronique.
Note : stupéfiante, en effet, cette décision de refuser la "multiplication de l’information", pour une civilisation qui s’est largement construite sur la fabrication et l’utilisation du papier et de l’écrit. Rappelons que la fabrication du papier fut un secret bien gardé, exclusif de cette civilisation, et servit à la production prodigieuse de manuscrits dans les différents centre que furent Baghdad et Le Caire (entre autres).
A Reno : Il est dommage que vous ayez du mal à comprendre ce qu’écrivent ou disent les différents intervenants.
Vous êtes tellement dans le dénigrement de tout ce qui ne vous ressemble pas que vous ne voyez et n’entendez rien...
Vous émettez des généralités sur les pays musulmans, piochées dans le revues people et abondamment commentées par les BHL et le PPDA et les recrachées telles quelles ! Fermé dans votre monde, obnibulé que vous êtes de perdre votre "culture", que vous vous renfermez et tournez le dos aux autres cultures... Dans cet état d’esprit vous ne pouvez progresser mais pire vous ne pouvez que régresser !
PS : "Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre"
Le papier peut-être mais l’imprimerie fut une invention allemande du quinzième siècle.
A Fabrice de Saint Paul : Il est une proverbe arabe qui dit en substance :
" Si je te tends la main et que tu me tends la tienne, le contact se fait. Si je te tends la main et que tu ne tends pas la tienne, le contact se rompt".
C’est en allant à la rencontre de l’autre avec nos différences et nos doutes, que nous pourrons, ami "(r)établir l’harmonie".
PS : Que Dieu donne longue vie à votre enfant.
@anonyme "invention allemande". La question posée est : qu’est-ce donc qui a motivé le refus par la civilisation islamique d’utiliser l’imprimerie (depuis son invention, certes allemande, mais cela, cette origine n’a ici aucune importance, il n’y avait à cela aucun "brevet" ni aucun inconvénient matériel à l’utiliser partout et par tous) ? Et ensuite, seconde question : ne peut-on en tirer un enseignement très actuel, à l’heure de l’irruption de l’information électronique ?
Waglioni :
Pourquoi l’invention n’a-t-elle pas été utilisée par le monde islamique ? Je vais répondre que c’est à cause de la religion. Le livre le plus imprimé au départ a été la Bible évidemment. Mais la société occidentale de l’époque était en mouvement permanant. On s’est mis à imprimer, notamment en Hollande plus libérale, autre chose que la Bible ou les Evangiles, fort rassurants pour les croyants certes, mais d’une portée limitée pour l’évolution des connaissances. L’imprimerie a répandu le savoir...
J’ai lu un livre il y a peu, écrit par le frère du fondateur du Hamas (un médecin je crois). Il disait à la fin de l’ouvrage qu’à force de prier et de LIRE le Coran, il finissait par le retenir par coeur. Est-ce un but ?
La différence est là : l’imprimerie est venue d’un besoin de communiquer d’autres savoirs que les savoirs religieux, alors que chez vous on se concentrait essentiellement sur la religion, du moins après la fin de l’Age d’or.
L’informatique : je pense que la Chine, l’Inde, la Corée ou d’autres sont beaucoup mieux armés. Ces pays ont une religion mais n’y pensent pas tout le temps.
@ "c’est à cause dela religion", certes, mais cela n’explique rien. Quels furent les motifs, quels arguments les "docteurs de la loi" avancèrent-ils pour refuser d’utiliser l’imprimerie ? Et même le firent-ils, ou la chose fut-elle tout simplement ignorée, sans qu’il y ait eu vraiment de débat autour d’elle ?
Socrate voyait dans l’écrit une "perte de mémoire" et une chute evristique, au détriment des facultés qu’entretient la seul oralité. Le même argument a-t-il servi pour se défendre de la multiplication de l’information imprimée ?
Waglioni, les docteurs de la Loi ne pouvaient décréter le développement de l’imprimerie qui répondait à un besoin. L’invention aurait pu être utilisée dans le monde turc. Mais il ne devait pas y avoir de besoin. Les docteurs de la Loi n’ont pas dû se préoccuper d’une invention aussi essentielle que l’imprimerie qui permet de répandre et de partager des idées. Peut-être avait-on l’habitude de trop apprendre par coeur et de préférer les ouvrages religieux. Répandre des idées nouvelles donc inconnues dérange et fait peur. Nous avons eu du mal à nous dégager de notre Moyen-Age et beaucoup ont souffert ou sont morts avant d’y parvenir. La religion a reculé lentement. Nos progrès sont venus de la transgression, pas du conformisme.
La discussion s’enferre alors qu’il ne s’agit pas de considérations générales lancées au hasard, mais d’une affaire à soumettre à des spécialistes (historiens, historiens des religions etc.). Si par chance il en passait un par ici, ou que cette idée soit un peu creusée... Merci.
Mais pour répondre à ce que vous avancez, je pense que vous faites totalement fausse route : les idées nouvelles (et inconnues, dites-vous de façon amusante), étaient alors plutôt dans le camp de la civilisation islamique. Et d’autre part, votre sermon sur la libre pensée est parfaitement anachronique : l’Eglise ne s’est nullement opposée à l’imprimerie. Il ne s’agit donc pas d’un antagonisme général « progrès matériel »-religion, mais de quelque chose de spécifique à l’Islam, et que je voudrais bien débusquer non pas forcément pour n’en voir que les inconvénients (à cette chose spécifique à débusquer).
Quel déclin ? Il serait intéressant d’être éclairé sur la question soulevée par Waglioni mais s’agit-il du déclin d’une culture, ou d’un grand empire ? Malgré les outrages de l’histoire, il reste de cette civilisation, une communauté diverse, bigarrée, parfois bouillonnante mais viscéralement attachée à un même Message. Les médias nous font entendre le bruit de quelques arbres qui tombent ça et là (pour nous faire peur)alors qu’une forêt pousse en silence ;c’est de ces derniers que viendra l’harmonie et le bel Islam.
"Assurément,après la difficulté vient la facilité" pour un milliard d’âmes comme pour un seul homme. Salam à tous.
Salam WAGLIONI. Le présent document est une version révisée de l’épilogue à la science et la technologie dans l’Islam, partie II, UNESCO, 2001, édité par Ahmad Y. al-Hassan, avec Maqbul Ahmad et Albert Zaki Iskandar tant que co-éditeurs. Vous m’excuserez pour la traduction en Francais. J’y ai ajoute quelques commentaires.
A propos d’Ibn Khaldun cite par frere Younes, Al-Muqaddima : “La pratique des sciences augmentent avec l’ accroissement de la prospérité et de la grandeur de la civilisation dans une région."
Ainsi Bernal dans son livre sur la Science dans l’histoire répète dans un argument semblable que « les périodes de progres des Sciences coïncident avec l’accroissement de l’activité économique et le progrès technique. la voie que la science avait suivi - de l’Egypte et la Mésopotamie à la Grèce, de l’Espagne islamique à la Renaissance italienne, de là, aux Pays-Bas et la France, puis en Ecosse et en Angleterre de la révolution industrielle - etait la même que celle du commerce et l’industrie " JD Bernal, Science in History, Penguin Books, Harmondsworth, 1969, I, p. 47
“Jusqu’à la fin du quinzième siècle, les connaissances scientifiques ont été dominée par quelques grands systèmes qui sont devenus dogmatiques et statique. Les principaux sont la physique aristotélicienne, l’astronomie de Ptolémée, la pharmacie galénique la médecine et l’alchimie Jabirian. La science avait atteint un point où des progrès etaient devenu extrêmement difficile, voire impossible. [1] C’est ce qui explique la rareté de progrès scientifiques importants, tant dans l’Islam que dans l’Europe médiévale entre le XIIIe et le XVe siècle. Pour réaliser des percées majeures en science, il a été nécessaire de renverser l’ancien système dominant. En d’autres termes, une révolution dans les sciences était nécessaire. Une telle révolution requiert l’existence d’une large communauté de scientifiques qui travaillent avec diligence au sein d’une économie florissante et une atmosphère stable sur une longue période de temps. Contrairement au monde de l’Islam, cette communauté a existé en Europe après le XVe siècle et elle a continué à la hausse avec l’augmentation de la richesse européenne et la population, et la domination par l’Europe d’autres parties du monde.” Aydin Sayili, L’Observatoire de l’islam, New York, Arno Press, 1981, p. 410.
Comme le souligne frere Younes ainsi que vous meme, le traditionalisme n’a pas ete determinant dans le declin des empires musulmans. La baisse d’intérêt dans les sciences rationnelles et l’intérêt constant dans l’étude des sciences religieuses ne sont pas liés. Dans l’Islam, il n’y avait pas d’autorité religieuse unique qui contrôlait tout le système éducatif, ce qui a laissé le système libre et non dominé par l’orthodoxie. L’essort des scientifiques et l’épanouissement des sciences rationnelles dans l’âge d’or reflète la prospérité de l’empire et sa force, et le grand nombre de mathématiciens, astronomes, médecins, ingénieurs et autres types de scientifiques etait directement lie aux besoins de la société et de l’Empire en cette période. Il est conforme à la loi de l’offre et la demande.
Pour illustrer notre affirmation, prenons le règne d’Al-Mamoun et d’al-Mutawakkil. Al-Mamoun (813-833) était un fervent partisan des « Mu tazilites et les sciences rationnelles ont prospéré sous son règne. Contrairement à lui, al-Mutawakkil (847-861) a été, selon un orientaliste, [2] ‘de la plus stricte orthodoxie et fanatique dans son orthodoxie...’ Pendant son temps , les forces de l’orthodoxie a commencé à s’affirmer, et les théologiens orthodoxes rassembles peu de temps après par al-Ash` ari, ont mis en place un front organisé contre les Muctazilites Mais, avec son « orthodoxie et fanatisme », al-Mutawakkil comme Al-Mamoun `est devenu un mécène de la science et de l’érudition et a re-ouvert le Dar al-Hikma, en lui accordant de nouvelles dotations . Le meilleur travail de traduction a été faite au cours de son règne ... Il fut un généreux mécène de la recherche scientifique ... Les meilleurs travaux de Dar al-Hikma ont été realise sous lui et Hunayn (ibn Ishaq) était entouré par des élèves bien formes ».
On peut dire que la madrasa a été essentiellement un collège de théologie et de droit, et il était, selon des études récentes, le précurseur du système collégial dans les universités occidentales. [3] Mais les universités qui figuraient dans l’Ouest et qui comprenaient plusieurs collèges pour la théologie, droit, arts et sciences, et de la médecine, ne se développent pas en islam à la même période. Cela est dû au fait que les madrasas, qui étaient soutenues par le système des waqf, et avec eux l’étude du droit et de théologie, a continué d’exister sans interruption, tandis que les centres pour l’étude des sciences rationnelles, qui ont été tributaires de la force et de la prospérité de l’Etat, s’est détérioré et a cessé d’exister avec le déclin des Etats islamiques, et pour cette raison que la connaissance scientifique ne pouvait pas etre en conformité avec les progrès rapides de la science en Europe après la révolution scientifique.
Après les nouvelles découvertes de Copernic, Galilée, Newton et la chute de l’ancien système de connaissances, l’Université est devenu a l’Ouest le centre des activités scientifiques nouvelles. Pour que la révolution scientifique qui a eu lieu en Europe puisse avoir éxisté en même temps en terre d’Islam , il aurait fallu à avoir créé dans cette époque de l’histoire, un système efficace de communication entre les membres des communautés scientifiques dans les deux aires culturelles. Mais un tel système n’existait pas. Outre, l’absence de l’imprimerie moderne, il n’y avait pas d’université islamique, qui comprend toutes les branches de la connaissance, et la communauté scientifique islamique était pratiquement inexistante. Ce n’est que dans les temps modernes que les universités sur le modèle de celles de l’Europe ont commencé à apparaître dans les pays islamiques. Certaines des universités les plus anciennes, telles que al-Azhar, qui a suivi le système des madrasa ont été consacrées à l’étude du droit islamique et théologie, les sciences, l’ingénierie et la médecine ont ete introduite que récemment, dans leur cursus.
Voici certains facteurs qui expliquent la baisse de la puissance et de la prospérité musulmane :
La nature de la terre : La plupart des pays du centre islamique sont composés de terres arides ou semi-arides
Les Nomades : Les tribus nomads ont toujours affecté la stabilité du gouvernement central et l’économie de la région. Lorsque le gouvernement central a été fort et l’économie prospère, les nomades étaient généralement maintenus sous contrôle. Chaque fois que le gouvernement central a été affaibli, les tribus nomades ont domines les différents gouvernements causant le désordre et l’anarchie.
Catastrophes naturelles : Un autre phénomène important dans l’histoire sociale et économique de l’Égypte, la Syrie et l’Irak au Moyen Age fut le dépeuplement drastique causés par les catastrophes naturelleset humaines
La situation géographique et la géographie de la région : les croisades combines au invasions mongoles, la perte du commerce international ; Les capitulations ; les interventions militaires occidentales contrecarrant la modernisation.
ALLAHU ALAM
[1] Aydin Sayili, L’Observatoire de l’islam, New York, Arno Press, 1981, p. 410
[2] De Lacy O’Leary, comment les sciences grec a voté pour les Arabes, Londres, Routledge & Kegan Paul, 1980, pp. 168-169.
[3] George Makdisi, « Sur l’origine et de Développement du Collège, dans l’Islam et l’Occident, les articles dans l’Islam et l’Occident médiéval, éd. par Khalil I. Semaan, New York, 1980, pp. 26-49.
Bonjour,
L’expansion de l’Islam liée à la "conviction", c’est une blague ??
Mr Younès n’est visiblement pas un historien très sérieux.
le declin puis l’expansion d’une culture, d’une civilisation quoi de plus naturel !.
pourquoi ne pas admettre que les plus grandes civilisations sont passes par ce chemin .
actuellement c’est la civilisation occidentale marterialiste qui s’essoufle à notre grand regret
nous qui avons connu son apogee .
PAR CONTRE PAR TOUTES LES INTERROGATIONS que suscite actuellement la religion musulmane sa place devient certaine et prometteuse
ce seront peut etre les occidentaux qui serviront mieux l’Islam QUE LES INTEGRISTES EXTREMES VOUES A L’ECHEC