Dimanche 12 mai 2013
Partagez :

Dominique de Courcelles : « La finance islamique est une alternative éthique »

Au sommaire d’OummaTV, un entretien avec Dominique de Courcelles, directrice de recherche au CNRS et membre fondateur de l’Institut Français de Finance Islamique. Partant du constat selon lequel l’économie réelle est totalement minée par le système financier qui est une finance de fiction, Dominique de Courcelles affirme que la finance islamique en plaçant la personne humaine au cœur de l’activité économique, constitue une alternative éthique.

Publicité Oumma Media

Commentaires

X
0 points

Bonsoir,

On ne peut que être consterné face à des dirigeants qui, d’un côté, interdisent le voile islamique à l’école, et de l’autre côté, paient des chercheurs pour promouvoir la finance islamique, en insistant évidemment qu’il faut lui trouver un nom édulcoré comme participative ou étique ...

Je vous mets en garde, oh vous qui attendez avec impatience le jour où l’on dira, aux infos de 20 heures en premier titre, que c’est la finance islamique qui a sauvé le système, ne soyez pas naïfs et soyez plutôt certains que l’on dira que c’est une nouvelle approche de la finance, participative, éthique, ... ou ce que vous voulez, qui a remis le système sur pieds.

X
0 points

Salamoualekoum,

La France est en harmonie avec elle-même depuis 2005 : deux poids deux mesures !! Donc à quoi s’attendre ?? Comme dit D.S on essayera surement de présenter la finance islamique mais sous un autre nom pour tenter d’attirer un plus large public. Un peu comme les supermarches quand ils font la promotion de produits hallal !! Ils ne disent pas que ce sont des produits hallal (même si certains le sont et encore cela reste à vérifier) mais disent plutôt "produits orientaux", ça passent mieux aux yeux des français. D’ailleurs le plats préférés des français, c’est le couscous. Ils veulent bien une partie de l’Islam (quand ça les arrangent) et ils veulent bien aussi un peu d’exotisme, mais seulement dans leur assiette !!!
Sur ce, bon appétit !!!

X
0 points

O vous qui avez cru ! Craignez Allah ; et renoncez au reliquat de l’intérêt usuraire, si vous êtes croyants. Et si vous ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part d’Allah et de Son messager. Et si vous vous repentez, vous aurez vos capitaux. Vous ne léserez personne, et vous ne serez point lésés...
[Al-Baqara :2...78].

♥ LA HAWLA WA LA QOUWATA ILLAH BILLAH ♥

X
0 points

Ce qui sauvera le système il ne fait aucun doute qu’il s’agisse de la cohésion sociale.

En ces moments difficiles,il faut se serrer un peu et être patient.

Quoiqu’il en soit l’éthique est à prescrire fortement aujourd’hui et si elle apparait sous l’escarcelle de la finance islamique,

pourquoi pas !

Bien à vous Dominique de Courcelles.

(me suis toujours demandé s’il fallait un D à de.)

X
0 points

La finance islamique ferait mieux de s’investir là où c’est le plus urgent : dans les pays arabes sans pétrole.

X
0 points

Mais que se passe-t-il quand les financés ne remboursent pas ?

X
0 points

Bonjour, Merci pour cet entretien intéressant.
Il est temps que la finance conventionnelle, afin de réduire les crises, intègre cette dimension de responsabilité sociale et environnementale que la finance islamique comporte dans ses principes. Mais l’homme occidental, notamment en France, est il prêt à admettre et reconnaître tout son sens et vertus !?

X
0 points

La Finance Islamique : une finance sage éthique et maîtrisée
Les produits de la finance alternative interdisent Riba
Ils constituent aujourd’hui une bonne alternative à la crise des subprimes.
C’est une véritable opportunité.
Prof. Dr Rachid BOUTTI

Titulaire de la Chaire Euro Arabe « Développement durable »
Expert Comptable

Consultant International Actif auprès de l’AUF, USAID, AXA et BID
Responsable du Mastère international Métier de Conseil et Encadrement Supérieur (Programme Meda)
Auteur d’ouvrages dans le domaine du management opérationnel et stratégique
Ex Directeur Administratif et Financier (CFO) de la multinationale ELF
Ex Chief Executif Officer du Holding Industriel Richbond

Portail :http//www.controledegestion.org

X
0 points

La finance islamique lave-t-elle plus "éthique" que la finance non-islamique ?

Permettez-moi d’en douter, même si je ne cautionne pas les dérives du système du capitalisme financier qui organise et dirige aujourd’hui nos vies, je ne pense pas que "l’éthique" islamique détienne la vérité et que la finance islamique soit garante de ce fait d’un sens éthique exemplaire puisqu’il s’adosse sur les valeurs d’une religion monothéiste que j’estime intolérante, hypocrite, datée et finalement bien peu éthique notamment au regard de l’histoire (Cf. guerres de religions encore d’actualité et diverses dérives communautaires du moment).

Par exemple, les limites de la finance islamique expliquées par cette brave dame sont, entre autres, de ne pas financer les activités ayant avoir avec l’alcool, le jeu ...etc. Où se trouve, dés lors, la liberté de choix, de vie, de conscience et de consommer comme bon me semble (dans le respect du droit) en la matière ?

Ne pas financer des débits de boissons est-ce plus éthique que de financer des commerces halal ? Si j’ai envie de consommer de l’alcool et pas envie de me plier à des règles de consommation qui font référence à une loi religieuse auquel je n’adhère pas, je risque d’avoir du mal à trouver ma place dans cette société ou les distributeurs, revendeurs d’alcool (par exemple) seraient sans capacité de financement et d’investissement. De la finance islamique à la loi islamique il n’y a donc qu’un pas, qu’il convient de ne pas franchir dans notre société laïque et démocratique.

Nous sommes, en France, dans un état de droit laïc ou ce genre de système financier n’a pas sa place. Le consommateur, l’investisseur, le producteur de biens et de services doivent avoir le droit de consommer, d’investir et de vendre sans qu’une autorité religieuse ou un système financier empreint d’une quelconque "morale" religieuse" interfèrent dans leurs affaires commerciales et financières.

La France est une République démocratique laïque et indivisible, nous ne sommes pas en terre d’islam.

X
0 points

@ Roland

* "brave Dame" ne lui va pas Roland, regardez ses références.

* vous parlez de liberté, eh bien un consommateur devrait pouvoir faire le choix de la finance islamique. C’est une offre comme une autre. Un consommateur a bien le droit d’acheter casher, bio, ou investir dans un fonds ISR (investissement socialement responsable)

* vous évoquez ses limites : la finance islamique n’est qu’un compartiment de la finance (cf Anouar Hassoun, vice président de Moody’s), personne en France ne va lui donner un monopole. (En plus, la finance islamique par son cadre et ses contraintes ne peut permettre une croissance aussi soutenue que la finance convetionelle)

* quant à votre liberté de ne pas discriminer les industrie de l’alcool et le porc, vous pourrez l’affirmer comme moi, en restant dans le système bancaire et financier conventionnel (qui ne fait pas cette discrimination).
Et si vous ne voulez pas non plus qu’on discrimine l’industrie de l’armement, évitez aussi simplement les fonds ISR.

* quant à votre critique du fondement religieux de la finance islamique, cette dernière ne se réfère qu’aux règles commerciales mou’amalat codifiée dans la Charia, pas aux aspects rituels religieux (ibadat). Cf Georges Affaki dans "La finance islamique à la française", Secure Finance 2009

@ badre :

je vous cite :
"Il est temps que la finance conventionnelle, afin de réduire les crises, intègre cette dimension de responsabilité sociale et environnementale que la finance islamique comporte dans ses principes. Mais l’homme occidental, notamment en France, est il prêt à admettre et reconnaître tout son sens et vertus !?"

Il n’y pas de moral par définition dans la finance conventionnelle. Cette dernière est construite autour du marché libre (autant que faire ce peut). "Elle" n’a rien a reconnaître.
Et puisqu’"Elle" est l’expression de la liberté de tous les acteurs, la finance solidaire, éthique, soucieuse de développement durable est naturellement née de l’initiative d’acteurs dans la liberté que confère cette finance conventionnelle.
Alors cette dernière n’est pas une entité, "Elle" n’est pas là pour avoir une conscience. Mais d’un autre point de vue, si vous voulez, "Elle" a réagit en créant de la finance éthique.

Commentaire personnel :
arrêtons de personnifier ces modèles, de les opposer, et d’imaginer que le marché peut être moral, immoral ou amoral.

X
0 points

@ Sarah :

vraiment aucun intérêt votre citation seule.
et en plus pour n’évoquer que la Riba, ce qui est totalement à côté du sujet.
mais vous avez raison de citer la forme religieuse (et en plus ce petit détails), avec les châtiments d’Allah...
ça fait avancer le débat et ça a l’air très réfléchi en plus... (sarcasmes)